Phobie sociale

« Je vais avoir l’air stupide ou complètement nul »

« Je vais me sentir mal à l’aise et les autres vont le remarquer »

« Je n’ai rien d’intéressant à raconter »

« Si je rougis, ça veut dire que je suis faible »

« Peur du regard des autres », « peur du jugement », « peur du ridicule »… Ces peurs peuvent être ressenties par beaucoup de personnes à certains moments de la vie lorsqu’on est soumis au regard et au jugement d’autrui ou dans des situations de performances (lorsque nous passons un examen ou un entretien d’embauche, par exemple). La timidité et le trac en sont des expressions non pathologiques.

Pour les personnes qui souffrent de phobie sociale ou d’anxiété sociale, ces situations vont être, soit affrontées au prix d’une extrême souffrance (pouvant aller jusqu’à l’attaque de panique), soit évitées, ce qui peut entraîner de lourdes conséquences (familiale, professionnelle, isolement social…).

Distinguer timidité et phobie sociale

Peut-être vous reconnaissez-vous dans ces peurs et peut-être vous demandez-vous si vous êtes plutôt timide ou phobique. Voici quelques différences qui peuvent vous aider à y voir plus clair :

  • Chez le timide l’anxiété diminue lorsqu’il commence à connaitre les personnes, alors que le phobique social se sent progressivement de plus en plus angoissé, même au contact des gens qu’il connaît depuis longtemps.
  • Le timide pense à ses craintes à certaines occasions, le phobique est obnubilé par ses peurs.
  • Le timide se confronte le plus souvent aux situations et ressent une anxiété modérée, le phobique évite fréquemment et ressent une anxiété intense pouvant aller jusqu’à l’attaque de panique.
  • Le timide peut ressentir de la tristesse si la situation s’est mal passée, le phobique ressent un profond sentiment de honte.
  • Chez le timide, la qualité de vie est modérément altérée, chez le phobique social, elle l’est fortement.