Mes confidences suite : le constat : j’ai toujours été une grande amoureuse ! Comme beaucoup d’entre vous d’ailleurs.

 

 

 

 

 

 

Mais en répondant à une interview ce mois sur c’est quoi l’amour pour toi, j’en ai conclu que je courrais après l’amour Absolu, ce désir de faire vivre l’amour avec un grand A.

Il m’arrive de le saisir dans un moment de grâce comme dans un tableau de maître, c’est de l’ordre du beau et de l’éphémère.

Dès que je touche l’Amour, immédiatement après, je touche le manque d’amour qui règne dans nos vies en général, le manque d’amour et de respect de nous-mêmes tout d’abord, la place de la violence gratuite faite sur les autres, les animaux, la médisance, les a-prioris, le mendiant de l’amour qui veut son shoot amoureux ou sexuel, nos dépendances aux uns et aux autres pour supporter cette vie souffrante dans la dureté du réel.

Je remarque combien c’est piegeux et orgueilleux de se prendre pour un guerrier de l’amour ou un baba cool qui veut augmenter , faire rayonner l’amour dans ce monde, il y a tant de post sur les réseaux sociaux qui circulent autour de cette idée de devenir un être de lumière, ex : je me missionne pour faire vivre l’amour, j’idéalise Amma, Mère Théresa ou je ne sais quelle idole de l’amour sacré.

Je m’interroge sur cette niaiserie qui a le goût chamallow, et je me dis que le désamour a sa place, l’amour terrestre a le goût de l’amour avec ses limites, comme une pièce de monnaie avec pile et face, si je veux pile je me confronte à face.

Je touche alors le petit humain que nous sommes, avec l’amour de cette forme limitée du moi. Adieu la grandiosité, retour à l’humilité, à l’inclusion .

Ce que je peux changer, je le change ce que je ne peux changer je lâche prise (Marc Aurèle ).

Quel délire égotique de se confier une mission toujours orientée sur la bienveillance, le positif, la compassion, c’est complètement extrémiste c’est oublier le côté face de la pièce de monnaie, c’est laisser exister le tragique de l’existence, le pessimisme, la violence dont on se sait se débarrasser, toute la petitesse de ce que nous ne contrôlons pas.

C’est beau d’avoir un idéal mais dans l’excès ça peut être un manque d’amour de notre humanité ; le nazime ou le communisme sont nés d’un excès d’utopie ne l’oublions pas, Si notre volonté de faire rayonner l’amour est trop exigeante ou radicale, elle se transforme en haine de soi, on n’est jamais à la hauteur de nos idéaaux.

C’est ok de faire de son mieux, mais quid quand ces fonctionnements nous empêchent d’aimer notre humanité, je ne fais pas la critique de ceux qui se mettent en quête écologique ou de vouloir faire le bien de l’humanité, mais de ceux qui oublient de composer avec notre fragilité et nos limites