Catégorie : Mes Confidences

Mes confidences : « Je vous partage ma joie »

Je vous partage ma joie

actualités  de ce début d’année :

J’ai envie de témoigner du processus qui me traverse, parce que c’est une expérience que je n’aurai pu imaginer quand j’étais l’an passé dans ce tunnel sans fin à avoir envie de me suicider maintes et maintes fois tant mon corps était envahi par la douleur et mon moral par l’angoisse puis la dépression.
Je ne présente plus aucun de ces symptômes et ce qui me reste de cette épreuve c’est le cadeau que je ne pouvais voir pendant cette nuit noire de l’âme.
 Tous ceux qui me parlaient de cadeau après l’épreuve, m’agaçaient  au plus haut point, parce que c’est facile de parler de cadeau après l’épreuve mais quand on est plongé au coeur de la souffrance, c’est de la survie un point c’est tout.
Le cadeau aujourd’hui c’est cet appétit de vivre qui s’empare de moi, et un hédonisme orienté autant sur le plaisir sensoriel que le plaisir de la réflexion.
Je me sens à ma place au coeur de mon élan de transmission, à vous sentir à mes côtés pour continuer mes conférences, ateliers.
Je me sens un peu « maniaque » comme on dit dans notre jargon de psy, c’est à dire une euphorique en ébullition à être gourmande de tous les plaisirs confondus (c’est aussi mon conditionnement du profil 7 que j’avais décrit et que j’assume, ce profil 7 de l’Epicurien en Enneagramme).
En fait,  je me sens vibrante et au paradis alors  que j’étais éteinte et aux enfers.
Cette orientation excessive sur tous les petits et grands plaisirs font penser à la souris qui s’est trouvé figée lorsqu’elle était à deux doigts de se faire manger par le chat, et lorsque le chat s’est éloigné, elle sait qu’elle a triomphé, elle a survécu et elle décharge tout ce qu’elle a stocké dans la période de figement en courant partout dans tous les sens. Et c’est cela que je vis, je me sens triomphante, puissante, et je saute sur tout ce qui bouge ! La gym, la bonne cuisine, les hommes de ma vie que j’adore et leurs passions pour la nature, la mer, l’acro-yoga, le vélo, le paddle, la philosophie mystique et la musique que je partage avec eux.
Je leur rend hommage à ma manière en développant dans les thèmes que j’exploite les valeurs du masculin positif pour réhausser ce masculin que je trouve dévalorisé, en même temps que d’autres que moi s’impliquent pour réhausser le féminin.
Pour l’instant c’est comme ça ! Et comme dirait une très bonne amie à moi, après la contraction, l’expansion ou encore après la pluie le beau temps et ainsi va la vie.
  
 

Appuyez sur le bouton et regardez la vidéo ! Là c’est moi le lapin qui échappe à la maladie et qui triomphe 🙂
 

Mes confidences : « Enfin l’année 2020 s’achève ! »

Enfin l’année 2020 s’achève !

actualités  de cette fin d’année :

Je profite de cette toute fin d’année qui s’est avérée très difficile car comme vous le savez, j’ai traversé des souffrances corporelles inouÏes et chroniques durant 9 mois (le temps d’un accouchement…), et je sais que pour certains d’entre vous, l’année 2020 a également été très compliquée, surtout si vous êtes un tant soit peu empathe, le collectif nous traverse et nous impacte.
Comme le phénix qui renait de ses cendres, je me sens guérie et aguerrie des vieux schémas de fonctionnement que je peux aujourd’hui lâcher. Que ce soit sur le plan professionnel ou relationnel, je dois sérier et privilégier ce qui me correspond, ce qui me met en joie, et mettre à distance ce qui vient augmenter mon stress. Et ce de façon parfois radicale.
Je vous partage ce témoignage car je pense que de manière collective, nous ne pouvons plus fonctionner comme il y a quelques années, il nous faut tous, en tant que groupes humains et sociétés, revoir nos habitudes devenues obsolètes, inadaptées, dysfonctionnelles, les lâcher pour en adopter de nouvelles.
Quand nous passons par une traversée aussi rude, l’essentiel émerge, le superflu apparait comme tel. Je goûte à présent les bienfaits de mon corps qui ne souffre plus, la disparition de la douleur permet de remarquer le silence profond et serein du corps dont je n’avais auparavant pas conscience. Là je porte mon attention sur ce qui me met en joie, et la simplicité juste de recouvrir la santé me suffit. 
 L’atmosphère du confinement rend difficile toute projection à moyen terme, ce qui m’oblige à trouver en moi l’élan vital d’égayer mon quotidien avec ce qui est disponible, simple et sans fioritures. Forte d’être délestée de ces douleurs digestives, je me baigne dans la mer en combi, je pars en rando pas loin, je fais de la cuisine pour les fêtes, je mange des macarons au chocolat, bref, je saute de joie avec tout ce qui est là dans mon quotidien dès les premières heures du matin !
Et vous en faites-vous autant en ce moment pour prendre soin de vous, même si c’est si morose voir tragique par moments en vous et autour de vous?
 

 

 
 

 
 

Mes confidences : « Quand je fais du déni sur mes émotions »

Quand je fais du déni sur mes émotions 

Mes confidences :

Je traverse une période pleine de changements, je me remets beaucoup en question depuis ces problèmes somatiques digestifs intenses, et comme je suis psy, ça m’interroge d’autant plus sur la manière dont je  me mène ma vie amoureuse sachant que je me suis tellement donnée, impliquée toute ma vie dans ce champ sentimental affectif, que j’observe que je passe à plusieurs reprises du modèle de couple traditionnel exclusif monogame, au modèle polyamoureux de l’union libre.
 Je me sens plus stable et sécure en couple « mono » et plus passionnée en « couple poly » :  la triangulation me donne envie de capter celui qui m’échappe et augmente mon désir de lui, mais ma jalousie me pose trop de soucis même si j’ai appris à la gérer, mon corps me dit l’inverse, il somatise, donc je vois que je minimise mes émotions, ma tête a un idéal de non possessivité, et mon corps ne suit pas ! Ce qui est lié à mon passé, et au fait que je crois que les femmes de façon archaïque sont plus enclines à défendre leur territoire pour un mâle protecteur.

Je vois que de se prendre pour une « superwooman » qui ne reconnait pas tant que ça ses limites fait souffrir.
Je décide donc, de me donner plus de sécurité et de repartir dans le futur si jamais une rencontre se fait en mode « mono » pour plus de douceur avec moi! Mais sans excès de rigidité non plus, j’ai toujours trouvé exagéré de tout quitter pour une infidélité sans importance. 

Je prends mon exemple, mais j’entends tellement de personnes ne pas s’écouter suffisamment et tomber dans des relations compliquées et souffrantes, que j’ai décidé de développer une conférence sur le thème de la confiance en soi dans la relation amoureuse.

Lien vers la prochaine conférence : https://veroniquekohn.com/stages/conference-quand-je-ne-me-fais-pas-confiance-castelnau-le-lez

 

 

Mes confidences – Octobre 2020

témoignage de ma traversée de ce que l’on appelle la nuit noire de l’âme

actualités  auto-biographiques:

Je me permets de vous livrer ce témoignage parce que le collectif traverse quelque chose de similaire à ce que j’ai vécu dans mes tripes pendant 10 mois consécutifs.
Vous le saviez, j’ai eu une colopathie fonctionelle avec des douleurs digestives incommensurables, sur le curseur de la douleur de 7 à 9, accompagnées de diarrhées chroniques, je me suis vidée de ma substance, je me sentais éthérée, dématérialisée, à devenir folle d’angoisse de ne trouver aucune solution pour diminuer ces douleurs H24.
Pourtant j’ai tenté toutes les thérapies, psychothérapies, hypnose, acupuncture, énergéticiens, guérisseurs spirituels, méditations, magnétisme, naturopathes, diététiciens et régimes en tout genre, compléments alimentaires, j’ai épuisé les entérologues qui ne trouvaient rien.
Rien ne faisait rien, c’était incroyable de constater que rien n’allégeaient ces douleurs qui provoquaient des  bouffées angoisses puis de la dépression. La thérapie m’aide à changer les modes opératoires de mes conditionnements et c’est déjà ça.
J’ai eu autour de moi énormément de soutien de votre part, tous cherchaient à me donner des conseils, mes amis étaient très présents, mon compagnon également avec ses propres limites, il a fait de son mieux pour me soutenir, mais rien ne faisait rien. 

Impuissance, désespérance était mon lot quotidien, les douleurs chroniques ramènent au corps matière, y échapper ne relèvent pas de la volonté, c’est la conclusion que j’en tire, au contraire vouloir y arriver par la volonté, par le contrôle  grâce à des pratiques, techniques, culpabilisent encore plus de ne pas y arriver. 
Il me semble important de le spécifier parce que je suis psychothérapeute et que je peux voir aussi les limites du travail que j’exerce sur certains cas. 
Depuis une quinzaine de jours ces douleurs ont quasi disparu grâce a un ami médecin qui a finit par me convaincre qu’il fallait que je prenne des anti-dépresseurs et anxiolytiques, de par mon métier, je résistais, mais finalement c’est l’allopathie qui a le plus fait effet. C’est tout de même un sketch, une « psy » qui prend des anti-dépresseurs, je n’aurai jamais pensé en prendre dans ma vie !
Ce calme retrouvé dans le corps, je retrouve une paix de l’esprit, j’avais dit juste avant de tomber malade dans une des dernières conférences qu’au fond, on vise l’orgasme, l’intensité de l’état amoureux pour trouver la paix, la complétude, le non-manque derrière cette course folle à nos histoires d’amour et de projets en tout genre. Je ne croyais pas si bien dire. Le silence d’un corps qui ne souffre pas ou juste avec des douleurs passagères, permet de relativiser toutes les préoccupations, stress du quotidien qui je pense permettent de meubler nos esprits qui ont horreur du vide. Savourer chaque instant ordinaire comme par exemple manger une tarte aux framboises, (qui m’était interdite), célèbre l’être sans avoir besoin de se projeter dans un futur.
En ce moment cette période des plus anxiogènes est une invitation à se poser dans l’être, à faire ce travail de retournement vers soi, se connecter à la simplicité d’être juste là en gratitude à ce qui est présent autour de nous dans la simplicité, car dans l’instant rien ne manque, il ‘y a que l’imaginaire qui nous raconte des histoires de manques affectifs, ou la projection d’un futur insécure.

Je continue avec grand plaisir d’accompagner mes frères et soeurs humains en souffrance au travers de séances individuelles, je reprendrai les conférences que j’adore donner dès que nous sortirons du confinement, je vais probablement écrire un deuxième livre sur le thème qui m’est cher « Vivre la relation en vérité ». 
C’est aussi dans cet esprit d’authenticité que je vous transmets cette newsletter pour vous confier ce témoignage personnel, pour que vous puissiez trouver une forme d’alignement, de connexion à la simplicité d’être avec ce qui est en faisant de votre mieux, pendant ces mois à venir.

 

 

Mes confidences – septembre 2020

La rentrée

Aux actualités :

Je reprends les séances, c’est la rentrée ! Je reprends aussi le chemin des conférences à la Gazette Café et la première de Septembre sera sur la Puissance de la vulnérabilité.
 

Conférence vulnérabilité

Au vu de ce que je traverse, je suis la première concernée par la vulnérabilité en ce moment, je suis toujours en souffrance dans le corps, même si je m’occupe de moi ! 
C’est parce que je vis cette profonde vulnérabilité que je suis à même d’en parler, rien de tel que de passer par l’expérience plutôt que de jouer à l’experte qui théorise et vous donne des conseils. 
Je vous parle toujours en authenticité et je sais que c’est pour cela que vous m’aimez bien, je reçois beaucoup de soutien de votre part, et cela me touche vraiment.
Je suis ravie de vous retrouver pour cette conférence !

 

Mes confidences – juin 2020

Leçon d’humilité

Mes actualités de ces derniers temps :

Je n’ai pas donné de nouvelles depuis un certain temps, parce que je me suis retrouvée totalement débordée par ces soucis de santé, j’avais déjà parlé de cette histoire de côlon irritable et ma vie en peu de temps est devenue un cauchemar.

Des douleurs incroyables, des paniques, de l’anxiété, malgré toutes les techniques habituelles pour réduire mon stress ne fonctionnant plus.
C’est vraiment ce que l’on nomme une épreuve. En tous les cas, c’est comme cela que je vis cette période de ma vie.

J’ai pensé qu’à la sortie du confinement, ça allait s’arranger, et bien non, ça continue, et je me retrouve dans des douleurs chroniques. 

J’ai même dû arrêter mon activité professionnelle que j’aime tant par ailleurs.
J’ai utilisé ce temps pour consulter tout ce qui se trouve à ma portée pour me guérir, j’ai repris un travail conséquent sur moi pour comprendre les messages de mon corps.

 

Et ça continue, et ça continue. Je me sens totalement faible et vulnérable car j’ai perdu dans la bataille 5kgs.

J’ai toujours joué la carte de l’authenticité avec mon public, et je vais continuer dans ce sens là aujourd’hui. C’est pour cela que je vous livre tout cela sans masque.

Parce que je ne suis pas la seule à qui la maladie ou une autre épreuve arrive brutalement.
Parce que cela me met en lien avec mon côté humain et le vôtre, avec une forme d’humilité que je comprenais surtout conceptuellement mais dans l’expérience, c’est encore différent.

Comme quoi : être pris par l’anxiété ou la dépression liée à des problèmes digestifs peut même arriver aux psys…
Mon généraliste m’a fait cette réflexion quand j’évoquais que tout de même j’étais psy et que je donnais des cours sur le stress :

« Vous êtes humaine, voilà tout ».

Je reprends mon activité doucement, avec plus d’empathie et de douceur dans mon cœur, car je sens une transformation liée à ce que je traverse.

Mes confidences – avril 2020

Je me sens proche de vous tous !

Mes actualités de la semaine :

Je suis tout comme vous, confinée, avec un état intérieur qui passe par des éclaircies et des nuages noires et sombres. 

Pour tout avouer, j’ai des soucis de colon irritable et c’est très douloureux et anxiogène. La période aggrave l’anxiété, je parle de moi car je sais que je ne suis pas la seule à être en difficulté. 

Les terrains de fragilité de nos blessures psychiques ou organiques sont exacerbées en période de confinement. Et comme certains d’entre vous, ce n’est pas parce que l’on sait tout ce qu’il faut faire en théorie pour gérer le stress, que cela donne des résultats. Parfois le débordement s’empare de nous et c’est là où on fait ce que l’on peut !

Quant à moi, j’ai beau être « psy » et faire encore des séances pour moi, mon enfant intérieur est parfois complètement perdu !!!!

En même temps, comme je continue mes séances individuelles sur Skype, j’observe deux mouvements très distincts :

  • ceux pour qui après une période d’adaptation un peu difficile, profitent du confinement pour en faire un vrai moment de retour à soi, prennent le temps de placer leurs priorités et se ressourcent pleinement ; 
  • et ceux qui ont vu augmenter leurs fragilités latentes comme moi : somatisations, anxiété, ne compter que sur soi, dépendance affective, dépression, solitude-détresse.

Dans un lieu étroit où l’on ne peut échapper à son Moi, qui devient alors le centre de l’attention, « le petit vélo tourne dans la tête en boucle » : l’insécurité grimpe et nos traits de personnalité s’enflamment.

Pour tous ceux qui utilisent ce temps pour agrandir leur stabilité intérieure, parfait ! Continuez !

Mes confidences-mars 2020

Pour rendre hommage au masculin viril

Mes actualités du mois :

Je voudrais ici parler d’un sujet brûlant concernant une prise conscience que je voudrais vous partager en tant que femme.

Je traverse une période un peu compliquée depuis 2 mois suite à des problèmes intestinaux qui me fragilisent, avec une tendance hypocondriaque qui me crée des paniques comme une souris attaquée par un monstre.
Sur ce, en parallèle, je vis une période amoureuse des plus riches, avec deux vrais amours, une chance que permet le modèle du polyamour où ils ne sont pas en concurrence mais tous deux consentants.
 

Mais ce n’est pas le sujet de la liberté en amour que je veux traiter ici, mais plutôt le fait que je sois entourée de cette énergie masculine bien-traitante et surtout virile qui m’interpelle.

Cette force virile qui caractérise l’homme quand lui même ne se refuse pas à la laisser vivre, se traduit chez l’un d’eux par un accès à une sexualité instinctuelle très engagée mêlant l’amour mais sans mollesse.
Quand je reçois cela sans me sentir heurtée (je n’ai pas un passé lié aux abus), passé le temps de l’acte sexuel, je perçois tout à coup, un immense sentiment de sécurité organique qui passe par le corps et non par la tête, tout se dépose, se pause, la souris effrayée se transforme en louve alanguie et calme, le débordement émotionnel qui m’envahit à ce moment là s’efface.

Je constate alors sa rectitude, sa façon de se positionner clairement dans sa vie (une des qualités du masculin), il m’a transmis un sentiment de sécurité sans que j’en sois vraiment consciente. 

C’est l’une des raisons pour lesquelles j’encourage les valeurs du masculin à ne pas s’éteindre face au mouvement  d’un féminisme qui confond violence et virilité, ce qui entraîne des hommes à s’inhiber. 

Je constate très souvent dans les couples que j’accompagne, des hommes qui ont très peur des femmes : l’envie de les satisfaire est forte, ils ne se vivent  pas assez fiable, soutenant, bon amant, beau, puissant.

Cette insécurité nourrit l’ insécurité chez la femme qui finit par lui faire des reproches en ayant le dernier mot.
L’insécurité chez les femmes se traduit souvent par une prise de pouvoir autoritaire. 
Ce renversement des rôles, où l’homme devient un petit garçon qui se hisse sur la pointe des pieds pour faire plaisir à sa grande Maman, est tout à fait l’inverse au cliché des hommes abuseurs, prédateurs, consommateurs, qui existent, certes, mais qui ne sont pas la majorité des hommes qui vivent en relation.

Pour beaucoup, ils souhaitent une mise à égalité des tâches parentales et logistiques, une communication et un dialogue même s’ils y sont maladroits.

Mais nous les femmes, si nous les castrons, sans remarquer combien ce masculin viril nous défend,  nous protège, nous allons finir avec notre volonté de renverser le patriarcat par amollir nos hommes qui ne seront plus pourvoyeur de sécurité et donc d’engagement. 

Ce matin, ma prof de sport portait sur son tee-shirt « libérez nous du mâle ».
Je pourrais inventer le tee-shirt inverse ! « Libérez-nous du mec sans couilles »

Si les hommes vivent dans la peur de nous froisser, de nous déplaire, d’avoir un geste déplacé, nous ne serons pas les gagnantes, nous augmenterons cette guerre des sexes, le mot viril d’ailleurs est péjoratif à notre époque, il est associé à celui de macho pourtant dans mon expérience ci-dessus, j’ai pris conscience que si je sublime uniquement la subtilité, la finesse, la délicatesse chez l’homme, et que je refuse son pôle viril qui s’affirme et m’entreprend alors  je vais finir par le mépriser.

 

Je cours après le grand amour et l’indépendance amoureuse, et vous, vous y croyez aussi ? »

Mes confidences suite :

Je cours après deux choses depuis que j’ai 13 ans, un homme qui serait là pour moi, qui s’accorderait parfaitement pour me procurer moult satisfactions, pour me guérir d’une anxiété pernicieuse, et l’autre chose c’est l’autonomie affective, et si je globalise, je cours après une quête de la liberté intérieure.

Conférence sur l'Amour - 2 février 2019

 

 

 

 

 

Si je regarde bien, ce qui se trouve derrière la liberté c’est le désir de ne pas s’agripper, de ne pas faire dépendre mon bonheur d’un autre sur qui je n’ai aucun contrôle.

Sauf que mon désir de m’attacher, de faire couple avec un grand C m’empêche de me sentir indépendante. Au contraire je me vois dire ou faire exactement l’inverse de ce que j’ai décidé deux minutes avant. Je passe très vite d’une sorte de dépendance à « puisque toi tu ne veux pas ce que je veux, je ne veux plus être avec toi ! Na » dit l’Enfant Rebelle en moi.

Le nombre de patients que je retrouve à osciller comme moi entre le désir de la relation durable et de l’indépendance est typique de notre époque. Le mythe de la complétude par le biais du couple fait succès au cinéma et le mythe de l’indépendance fait succès dans tous les livres de développement personnel.

Le rêve de faire couple avec enfin la bonne personne et de construire avec elle de façon durable se repose sur le postulat que j’entends souvent : nous sommes faits pour aimer et être aimé il n’y a que l’amour qui vaille la peine d’être vécu dans ce monde de brutes.

Mais en plaçant ce postulat au premier plan, je ne crée pas les conditions pour l’amour du silence, l’amour de la solitude, l’amour du rien, qui ne dépend pas des circonstances, l’exact inverse de ce que je cherche dans la relation qui me procure le doux et le plein quand c’est bon.

Mes patients qui s’accrochent à l’idée de trouver la bonne personne sont incapables de savourer la douceur de ce qui est présent maintenant surtout s’ils ne lâchent pas Radio Mental qui dit « c’est 100 fois mieux si elle était là !  »

Je me suis tellement confrontée à ce schéma mental piégeux, empreint des contes du prince charmant et probablement des mythes religieux, que je mets parfois moins d’énergie sur la quête de la liberté intérieure sauf quand j’arrive au quatrième dessous, suite à des moments de tensions relationnelles insupportables.

Là je reprends mes esprits, pour chercher les voies de la sagesse, de la modération, de la sérénité.

J’ai commencé à entendre parler du doute sur ce postulat : ai-je vraiment besoin d’aimer et d’être aimé, un grand moment dans ma vie, d’interroger ça, de coller plus près au réel de chaque instant, de me rendre compte qu’au final en tant qu’adulte j’ai beaucoup plus de moyens pour savourer les petits moments du quotidien, sans l’homme de mes rêves, que je qualifie de si spécialement attractif à mes yeux.

Conférence Soigner ses Passions Février 2019

 

 

 

 

 

 

J’ai apprivoisé la solitude, en acceptant la partie de moi qui sera toujours inconsolable, qui traînera cette solitude existentielle dans un bain de foule, entre amis, avec le meilleur amant/amour aussi.

Je reste vigilante quand je me vois repartir dans mes états mentaux liés aux circonstances, un veilleur bienveillant s’allume. Ce qui ne m’empêche pas de savourer pleinement quand par hasard un homme se glisse au travers de ma route pour faire un chemin en couple, mais ce n’est pas à n’importe quel prix.

Je suis petite, fragile et limitée et vous?

Mes confidences suite : le constat : j’ai toujours été une grande amoureuse ! Comme beaucoup d’entre vous d’ailleurs.

 

 

 

 

 

 

Mais en répondant à une interview ce mois sur c’est quoi l’amour pour toi, j’en ai conclu que je courrais après l’amour Absolu, ce désir de faire vivre l’amour avec un grand A.

Il m’arrive de le saisir dans un moment de grâce comme dans un tableau de maître, c’est de l’ordre du beau et de l’éphémère.

Dès que je touche l’Amour, immédiatement après, je touche le manque d’amour qui règne dans nos vies en général, le manque d’amour et de respect de nous-mêmes tout d’abord, la place de la violence gratuite faite sur les autres, les animaux, la médisance, les a-prioris, le mendiant de l’amour qui veut son shoot amoureux ou sexuel, nos dépendances aux uns et aux autres pour supporter cette vie souffrante dans la dureté du réel.

Je remarque combien c’est piegeux et orgueilleux de se prendre pour un guerrier de l’amour ou un baba cool qui veut augmenter , faire rayonner l’amour dans ce monde, il y a tant de post sur les réseaux sociaux qui circulent autour de cette idée de devenir un être de lumière, ex : je me missionne pour faire vivre l’amour, j’idéalise Amma, Mère Théresa ou je ne sais quelle idole de l’amour sacré.

Je m’interroge sur cette niaiserie qui a le goût chamallow, et je me dis que le désamour a sa place, l’amour terrestre a le goût de l’amour avec ses limites, comme une pièce de monnaie avec pile et face, si je veux pile je me confronte à face.

Je touche alors le petit humain que nous sommes, avec l’amour de cette forme limitée du moi. Adieu la grandiosité, retour à l’humilité, à l’inclusion .

Ce que je peux changer, je le change ce que je ne peux changer je lâche prise (Marc Aurèle ).

Quel délire égotique de se confier une mission toujours orientée sur la bienveillance, le positif, la compassion, c’est complètement extrémiste c’est oublier le côté face de la pièce de monnaie, c’est laisser exister le tragique de l’existence, le pessimisme, la violence dont on se sait se débarrasser, toute la petitesse de ce que nous ne contrôlons pas.

C’est beau d’avoir un idéal mais dans l’excès ça peut être un manque d’amour de notre humanité ; le nazime ou le communisme sont nés d’un excès d’utopie ne l’oublions pas, Si notre volonté de faire rayonner l’amour est trop exigeante ou radicale, elle se transforme en haine de soi, on n’est jamais à la hauteur de nos idéaaux.

C’est ok de faire de son mieux, mais quid quand ces fonctionnements nous empêchent d’aimer notre humanité, je ne fais pas la critique de ceux qui se mettent en quête écologique ou de vouloir faire le bien de l’humanité, mais de ceux qui oublient de composer avec notre fragilité et nos limites

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Véronique Kohn

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