Catégorie : Articles

Le libertinage, c’est quoi?

Le libertinage c’est quoi ?

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Aujourd’hui le libertinage s’associe à une sexualité libérée, contextualisée par des espaces où l’on peut échanger, c’est à dire avoir des rapports sexuels libres et en groupe avec plusieurs partenaires.

Mais est-ce si exact ? Qu’est-ce qu’être libertin ? (suite…)

Comment trouver la juste distance dans la relation amoureuse?

Pourquoi est-ce que cette question est importante ?

La distance est un critère important dans la relation, on parlera à juste titre de « trouver la juste distance » pour que le couple savoure le lien sans s’étouffer, cette question se situe dans une dynamique contemporaine puisqu’auparavant elle n’était pas centrale, ni discutée entre les partenaires. (suite…)

Le prince / la princesse de mes rêves viendra un jour…

Un jour mon prince ou la princesse de mes rêves viendra…

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Le thème de cet article s’oriente sur la question cruciale de la quête de l’amour idéal, de l’envie que l’on a presque tous de faire vivre l’amour sous la forme de la rencontre à deux, plutôt que sur un plan mystique où le besoin de croire à aimer et à être aimé n’a plus de raison d’être, puisqu’« être » tout simplement suffit à rayonner l’amour. (suite…)

Les amours estivales

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L’été arrive, la saison est encline aux nouvelles idylles, notre biologie interne rythmée par les saisons se réveille. Une envie de se déployer, de chauffer nos corps sous le soleil ; la plage et les soirées tardives à l’extérieur favorisent les rencontres et les aventures amoureuses de l’été. (suite…)

Etre en relation avec un Pervers Narcissique

Etre en relation avec un Pervers Narcissique

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Ce type de relation est hautement toxique et destructif pour celui qui en sera victime.

Mais avant de porter l’étiquette de PN, gardons nous bien de savoir repérer les critères établis avant de porter un jugement trop hâtif eu égard à une souffrance en soi que l’on sait mal gérer si ce n’est de reporter la faute sur l’autre qui devient l’objet à bannir. (suite…)

Les amours impossibles : « Vivre une relation amoureuse avec une personne mariée ou indisponible »

blocage-rouge-figé-d-amour-sur-la-passerelle-29521380Une fois passée le moment de la rencontre fusionnelle, l’attachement à une personne mariée ou indisponible reste un mystère à élucider. Pourquoi certaines personnes se maintiennent-elles dans ce type de relation et demeurent incapables de se séparer de cette personne en dépits de tous les facteurs qui pointent la souffrance de faire perdurer cette situation ? (suite…)

Ceux qui ne donnent pas…

Donner en amour, donner tout ce que l’on a, s’en ouvrir totalement à l’autre dans la relation amoureuse, ne pas avoir peur de livrer l’intime, dire des mots d’amour s’ils viennent à la conscience… Qui ose vraiment se livrer, se donner sans avoir aucune crainte d’être à nouveau blessé, rejeté, abandonné, jugé ?… Nous portons à notre insu les mémoires de nos anciennes blessures, et ces mémoires nous font anticiper le danger de nous ouvrir complètement et authentiquement à l’autre. (suite…)

Ceux qui aiment trop…

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Article préparatoire aux conférences-débats du 10 septembre 2015 à Castelnau-le-Lez et du 23 octobre 2015 à Paris

On pourrait penser que l’on n’aime jamais trop, que les valeurs du don de soi, de générosité, de chérissement de l’être aimé sont des valeurs nobles à cultiver et non à remettre en question.

Et pourtant… N’est-ce pas problématique de se pencher tellement sur l’autre pour finir par se décentrer de soi jusqu’à ne plus se sentir du tout ? Certains à leur insu, coiffé d’un scénario de Sauveur, ne peuvent s’empêcher de donner toujours et encore, de chercher à rendre l’autre heureux. (suite…)

Fusion – défusion : se libérer de la dépendance affective

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Nous rêvons tous de pouvoir jouir pleinement de l’intensité et du goût particulier qu’offre la fusion amoureuse, sans pour autant nous y perdre. Beaucoup d’entre nous vont se sentir happés, fascinés, par l’élu du cœur. Ils vont déposer tout pouvoir en lui pour pouvoir retrouver ce sentiment de complétude, de joie d’exister de façon unique dans les yeux de cet Autre.

 

Que se passe-t-il en nous pour que l’on sente le manque de façon si aiguë? Pour que nos pensées s’accordent à croire que, sans ce partenaire, la vie est terne, sans intérêt, voire que le monde s’effondre si cet Autre ne donne pas signe de vie. Pourquoi passe-t-on la journée à scruter son appel téléphonique, un message, un texto? Pourquoi se voit-on sombrer aussi bas dans sa propre estime, sous le coup d’une telle dépendance affective?

 

Cette addiction au partenaire amoureux évoque l’addiction à une drogue. On est “drogué à quelqu’un”. La différence avec “les substances” est que celles-ci se procurent assez simplement, alors que “la drogue du partenaire” est plus difficile à obtenir. En effet, elle ne dépend pas de nous. Elle en dépend d’autant moins que le partenaire sur lequel nous avons jeté notre dévolu est unique.

 

La dépendance affective existe – bien malgré nous – du fait que l’on est séparé, dès la naissance, de la matrice originelle. Nous avons conservé ce souvenir dans lequel nous allons retourner pour le reste de notre vie vers le paradis perdu. Nous sommes donc dépendants de la relation. De plus nous sommes, de façon plus générale, des êtres de lien; nous sommes interdépendants les uns des autres. Cependant les souffrances ne sont pas identiques: on peut souffrir de manière passagère comme on peut souffrir de manière obsessive dès que l’autre s’absente du paysage affectif.

 

Reconnaître et accepter ce besoin d’être connecté aux autres, reconnaître le plaisir intense du lien à travers la relation amoureuse, telle est la première étape. Elle est préférable à l’évitement (éviter le lien ou préférer une relation tiède pour se protéger contre une éventuelle souffrance). Si, par peur de perdre mon autonomie, je ne m’attache pas, je me prive du plein attachement que procure la fusion.

 

En revanche, si je sais “défusionner” à la suite de moments très fusionnels, et si je retrouve le centre de moi même, je peux entrer et goûter totalement à la fusion, ouvrir mon cœur, et ceci d’autant plus totalement que je sais que je ne m’y perds pas. Puis-je cesser de projeter mes peurs anciennes d’être rejeté, abandonné comme un enfant perdu qui n’est pas équipé pour se rassurer lui même? Puis-je envisager que la vie, à chaque instant, est une grâce tout simplement, et ceci avec ou sans amoureux(se)?

 

“Défusionner” devient avant tout un apprentissage, parce que le principe de l’addiction est le suivant: on goûte une fois à cette drogue émotionnelle et sensorielle, cela nous procure un plaisir intense. Or ce que nous goûtons est une expérience qui a un début et une fin, tandis que nous voudrions qu’il n’y ait pas de fin. Surtout, on se piège à l’idée que seule cette personne peut nous procurer ces sensations de plénitude.

 

Ces sensations, si extraordinaires, que nous touchons à travers la fusion amoureuse sont relativement communes : il s’agira soit d’une quiétude, d’une béatitude, soit, au contraire, s’il y a passion, d’un goût de l’intensité; dans ce cas, le sujet a l’impression qu’il ne pourrait pas se sentir aussi pleinement vivant s’il connaissait moins de stimulations.

 

Une fois mémorisés ces sentis, nous fabriquons l’illusion de vouloir y retourner par un biais unique: cet objet d’amour qui a été associé à ce goût précis, que nous ne savons pas encore éprouver d’une autre manière.

 

Il s’agit alors de rétablir le goût du vivant par mille et une manières, de s’extasier sur les petits riens du quotidien et de sentir à chaque instant la grâce de l’existence. Il ne s’agit pas de chasser les pensées qui sont si difficiles à évacuer, mais – plus modestement – de revenir à un regard d’émerveillement. Ce regard ne sera plus fixé sur une seule personne, grâce à laquelle nous avons le goût du vivant; il s’agit alors de s’émerveiller de tout ce qui nous entoure, comme l’enfant sait si bien le faire.

 

Plus je vais prendre contact avec mes ressources, plus je vais m’intéresser à moi, plus je vais aimer la vie, et moins je vais donner à l’autre le pouvoir de me rendre heureux ou malheureux .

 

L’adulte que je suis devenu peut et doit réparer les blessures affectives du passé. Il y parvient en se créant une instance en soi qui agit comme un parent nourricier pour communiquer et rassurer son enfant intérieur, si démuni devant le manque d’un Autre, vécu comme tout puissant.

Avec l’instauration de ce dialogue, la partie souffrante en nous, qui cherche en vain une alternative à un prostration plongée dans le manque et la détresse, va apprivoiser sa solitude: cette “solitude-détresse” va progressivement se transformer en “solitude tranquille”. Elle peut aussi préluder à des retrouvailles nécessaires au rétablissement de la relation. Elle va surtout diminuer les enjeux que l’on fait porter à la relation amoureuse.

 

Je peux ainsi jouer le jeu de la fusion avec la légèreté qui me permet d’amener de la profondeur: en effet, la seule et unique profondeur qui puisse exister est celle qui affleure quand le « je » ne se prend plus au sérieux. L’alliance de la profondeur et de la légèreté est vécue dans cette dimension de l’impermanence intégrée avec la souffrance comme pouvant faire partie du voyage.

 

“Pour se passer d’une drogue, il faut en trouver une meilleure”, disait Marshall Rosenberg.

 

Pour cela, il vaut mieux que j’apprenne à me détacher de la relation, sans pour autant m’imposer un sacrifice. Autrement dit, la valeur que je vais trouver lorsque je vais activer mes ressources va m’amener à trouver des sources de plaisir alternatives. J’y parviens en me convainquant qu’il n’y a rien de mieux sur terre que le partenaire. Il existe d’ailleurs de nombreuses possibilités pour trouver ces sentiments de plénitude et pour remplir nos besoins d’amour autrement qu’en se focalisant sur un seul être.

 

Mais, à un moment donné, j’ai vu cet être et j’ai eu un élan vers lui. Alors, j’ai créé une collusion avec mon besoin d’amour. Si on m’enlève cet être, c’est comme si l’on me retirait la satisfaction de mon besoin d’amour: l’attention est fixé sur cette seule stratégie.

 

Pour s’aider à guérir de la dépendance affective, il faut savoir et expérimenter le «Je suis l’amour» qui veut se goûter en tout ce qui est. Je sais que l’identification à un personnage qui est le “Moi-Je” va rendre difficile de le toucher. Je me rends compte ce que je ne peux pas toujours y avoir accès. L’amour qui se trouve dans la relation va empêcher de ressentir simplement la joie d’être. Mais si parfois je me connecte au Soi, je vais pouvoir le sentir dans la relation. Sans donner à quiconque le pouvoir de m’empêcher de goûter l’amour que je suis.

 

Puis-je rester avec ma peine et me détendre maintenant, plutôt que d’imaginer que je vais, un jour, me libérer définitivement de la dépendance affective et ne plus sentir la souffrance? A ce moment-là, je reste en cohérence avec ma condition humaine, nécessairement limitée, et je cesse de vouloir quêter l’absolu. Je cesse de vouloir sortir à tout jamais des affres du sentiment de séparation, du manque de l’autre…

 

C’est la clé de la souffrance. Elle devient plus gérable. On lutte moins contre soi-même se rejetant comme étant pas encore libéré… [NB: je ne corrige pas cette dernière phrase car elle reste relativement mystérieuse à mes yeux…]

 

Une des pires de nos souffrances, souvent méconnue, est en effet la quête d’une libération éternelle.

 

 

 

Fidélité / infidélité : entre choix et conditionnement

Résumé de la conférence donnée le 9 novembre 2013 à Montpellier

Suite à la conférence du jeudi dernier, il m’est apparu très clairement que peu de personnes dans le grand public avaient pris le temps de distinguer les notions générales de fidélité et d’exclusivité sexuelle et/ou affective. Ce qui est socialement entendu comme engagement amoureux présuppose ainsi le plus souvent l’exclusivité sexuelle. (suite…)

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Véronique Kohn

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