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Interview sur Magicmaman : « Pourquoi l’amitié fille/garçon est importante pour les enfants »

Voici le lien sur Magicmaman :
https://www.magicmaman.com/pourquoi-l-amitie-fille-garcon-est-importante-pour-les-enfants,3674614.asp

L’amitié est un sujet très important, dans la vie de chacun. Certaines amitiés seront de passages, et d’autre pour la vie. Et les amitiés filles-garçons ne doivent pas être négligées chez les petits.
SOMMAIRE
L’amitié fille/garçon pour réduire les stéréotypes de gens
Une séparation vers l’âge de cinq ans
Ne plus avoir peur de l’autre sexe et de l’autre en général
Le rôle du système éducatif
Des amitiés solides
Et la séduction ?
L’amitié est un sentiment fort et puissant. Des personnes le trouvent même plus puissant que l’amour. Pourtant, comme tous les sentiments, il est complexe. C’est le cas de l’amitié fille-garçon. Certains y croient, d’autres pas. Pourtant, selon deux psychologues, Véronique Konh, et Anne Vachez-Gatecel, il est très important de favoriser ce type de relations chez les enfants.

L’amitié fille/garçon pour réduire les stéréotypes de gens
Même si aujourd’hui, la tendance à “lisser” les genres est de plus en plus présente, certaines idées reçues ont la peau dure. Les filles doivent être douces, belles, sages, et les garçons forts, et ne pas montrer leurs émotions. Si ces clichés semblent un peu dépassés, ils persistent néanmoins dans l’esprit de certaines personnes. D’après Véronique Kohn : “Cela dépend des familles, mais il arrive qu’on traite différemment les filles et les garçons. Des enquêtes montrent que même si ce n’est pas conscient, on ne les éduque pas de la même manière. Parfois, sans s’en rendre compte, on inculque aux enfants une morale du bien et du mal : ça, c’est bien pour une fille, ça c’est bien pour un garçon.”. En perpétuant les stéréotypes de genre, parfois sans le vouloir, on perpétue également les différences liées au genre. L’experte explique : “Si les éducateurs et les parents veillent à ce que les liens entre les filles et les garçons soient sains, qu’ils se mélangent, on va être beaucoup plus à même d’être dans cette liberté du genre. Je suis une fille, mais ça ne m’empêche pas de préférer des trucs dits “de garçons””. Selon elle, la question du lissage des genres est d’ailleurs d’actualité : “Aujourd’hui, beaucoup de personnes souhaitent ne plus s’identifier au genre féminin ou masculin”.

Une séparation vers l’âge de cinq ans
Il arrive aussi qu’aux alentours de cinq à sept ans, les filles et les garçons ne veuillent plus du tout se mélanger. En effet, c’est vers ces âges-là qu’ils prennent conscience du genre. Comme l’explique Anne Gatecel “Les filles préfèrent rester entre elles, car elles trouvent les garçons stupides, et cela est réciproque. Ils ne partagent plus les mêmes jeux et ont besoin d’appartenir à des clans. Cette différence des genres n’est pas tant véhiculée par la société : elle rassure les enfants en terme identificatoire. Les garçons jouent au foot ou à la bagarre et les filles inventent des histoires. Seuls les jeux comme les cache-cache ou les jeux de balle aux prisonniers sont mixtes dans la cour de récréation ». Il s’agit donc d’une séparation plutôt “naturelle”. Véronique Konh explique que celle-ci peut également être éducationnelle, car filles et garçons ne reçoivent pas les mêmes injonctions : « On ne leur présente pas les mêmes jeux, on ne les habille pas pareil ». De plus, comme elle le précise, c’est aux alentours de cinq ans que l’on commence à comprendre les règles liées à la société.

Ne plus avoir peur de l’autre sexe et de l’autre en général
La psychologue affirme : “Si on laisse spontanément les filles et les garçons aller les uns vers les autres, ils vont se fréquenter et être au courant des habitudes de chacun. C’est important qu’ils fassent des jeux ou des activités où les filles parlent des garçons et inversement. Cela permettrait d’avoir un représentation de l’autre sexe plus simplifiée et moins alambiquée”. De manière plus large, favoriser les amitiés filles-garçons inciteraient les enfants à aller vers un autre, qui est différent de soi. Pour Anne Vachez-Gatecel, cela favoriserait l’ouverture d’esprit : “Ça peut faire peur d’aller vers l’autre ! Mais si on favorise ces amitiés, d’une manière générale, cela tend à réduire la peur de l’autre, de l’autre culture etc… de s’éloigner d’un communautarisme ! Les échanges sociaux qui se construisent chez les tout-petits sont très importants ! Il faut aller vers la connaissance de l’autre, s’ouvrir à autre que soi-même”.

Le rôle du système éducatif
L’école et le système éducatif ont leur rôle à jouer. Car l’école est le lieu où les enfants issus de divers horizons se côtoient. C’est donc un endroit où les enfants doivent être incités à aller vers les autres. Selon Anne Vachez-Gatecel : “Dans les écoles, c’est bien de faire des activités avec des mélanges de genre. Que ce soit des activités sportives ou artistiques, je trouve que cela permet de découvrir le monde avec toute sa complexité et sa différence. C’est découvrir la vie”. Pour son homologue : “Ce serait bien que les équipes pédagogiques, et les institutions au niveau national prennent soin de créer des exercices avec des consignes pour que les groupes se mélangent. On a beau vouloir lisser les identités en ce moment, il y a quand même des différences biologiques. Ce serait intéressant que les éducateurs se saisissent du sujet pour apprendre à chacun des choses sur l’autre sexe. Cela évitera qu’ils fantasment plus tard sur des normes sociales totalement fausses”.

Des amitiés solides
Au-delà des questions de genre, de tolérance et d’ouverture d’esprit, les relations amicales restent des liens très importants, dans le développement de l’enfant, mais aussi dans la vie de tous. Et même si elles sont parfois controversées, les amitiés filles-garçons peuvent se révéler très solides. Un des points très important, c’est qu’entre personnes de sexes opposés, il y a beaucoup moins de rivalité. Anne Vachez-Gatecel explique : “Chez les filles, il peut y avoir des rivalités quant à la manière de s’habiller etc.. et chez les garçons, des rivalités sur la force et la puissance. Cependant, une fille et un garçon ne vont pas se comparer. Ils seront plus dans la complémentarité, et dans l’envie de faire des choses ensemble”. Chez les enfants, la question du genre n’est d’ailleurs pas toujours primordiale. Ils vont plutôt aller vers des personnes avec qui ils vont avoir des choses à partager : “On voit dès la grande section des amitiés très touchantes. Au-delà de la question du genre, c’est surtout une question d’affinité. Cela passe par l’émotion, les jeux, les rires… C’est vraiment ça qui représente une richesse pour l’enfant”.

Et la séduction ?
Souvent, dans les amitiés filles-garçons, se pose la question de la séduction. C’est d’ailleurs pour cette raison que beaucoup de personnes n’y croient pas. Pourtant, les deux psychologues sont unanimes sur le fait que chez les enfants, elle n’entre pas en jeu. Anne Vachez-Gatecel affirme : “La séduction est une histoire d’adolescents et d’adultes. Cela n’empêche pas une amitié fille-garçon de perdurer longtemps. Ils ont souvent de très bons souvenirs ensemble”. L’autre experte prend également la parole sur cette interrogation : “Il y a deux cas de figure. Certaines amitiés filles-garçons resteront à jamais. D’autres vont passer aux oubliettes ou se transformer en histoire d’amour. Mais chaque cas est unique, car chaque individu est différent”. L’amitié fille-garçon est donc possible ! Et même à favoriser chez les enfants. D’autant plus que, comme le dit Véronique Kohn : “Les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain”. Alors rêvons d’un monde fait d’amitié et de tolérance.

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Interview sur Neon : « Rester amis peut permettre d’assainir une séparation douloureuse ».

Lien sur Neon Magazine :https://www.neonmag.fr/rester-amis-peut-permettre-dassainir-une-separation-douloureuse-une-psychotherapeute-nous-eclaire-sur-lamitie-post-rupture-573862.html

Rester amis peut permettre d’assainir une séparation douloureuse » : une psychothérapeute nous éclaire sur l’amitié post-rupture

Tirer un trait sur une histoire d’amour, c’est forcément tirer un trait sur la personne qu’on a aimé ? Si certains préfèrent tourner la page, d’autre optent pour l’amitié post-rupture. Véronique Kohn, psychothérapeute spécialisée dans l’accompagnement de couple et la relation amoureuse, nous dit si c’est une bonne idée.

 

NEON, magazine traumatisé par ses ex: Est-ce naïf de croire qu’une relation amoureuse peut réellement se transformer en amitié ?
Véronique Kohn, psychothérapeute spécialiste des relations amoureuses : C’est tout à fait possible. Tous les jours, plein d’anciens partenaires démontrent que c’est envisageable et parfois même souhaitable d’emprunter ce chemin. Mais tout va dépendre du profil de personnalité. Certaines personnes vont avoir besoin d’une rupture nette alors que d’autres ne vont pas avoir envie de terminer une relation sur un conflit ou quelque chose de désordonné. Transformer une histoire d’amour en amitié peut donc aider en ce sens. Cela nous permet d’aller de l’avant. Mais pour ça, il ne faut pas entretenir de rancœur contre l’autre. Si chacun accepte sa part de responsabilité dans la rupture, si on admet que les torts sont partagés, alors une amitié peut aboutir, notamment après un temps de deuil. À condition bien sûr que les anciens amants ne soient pas en souffrance ou dans une dépendance affective.

 

Qu’est-ce qui va pousser une personne à vouloir rester proche de son ex ?
L’amitié, c’est un concept très vaste. On peut vouloir rester amis pour prendre des nouvelles de l’autre de temps en temps ou bien chercher à instaurer une amitié beaucoup plus forte et investie. Le curseur va être fixé par les anciens partenaires. Mais si l’histoire d’amour vécue a eu une importance forte et que la personne qu’on a aimé compte toujours pour nous, alors il est normal de vouloir garder un lien avec elle. D’ailleurs, je ne vois pas pourquoi il devrait en être autrement. D’accord, des choses difficiles se sont passées, mais la personne aimée a le droit de rester dans notre vie, de près ou de loin. Cela ne nous empêche pas de vivre notre vie à côté et d’avoir d’autres expériences. Rester amis, c’est aussi une manière de transformer et d’assainir des ruptures douloureuses. On transforme l’amour en quelque chose de nouveau, car l’amour bouge et les relations bougent en permanence.

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Vous parliez de la nécessité d’un temps de deuil après la rupture. Cette pause doit-elle s’appliquer pour tous les couples ?
Non, ça va dépendre des cas. Il y a des relations qui s’essoufflent d’elles-mêmes, sans conflit et sans souffrance. Dans ce cas précis, il n’y a aucune raison qu’on ne reste pas en amitié dès que la rupture a été prononcée. Quand il y a beaucoup de souffrance dans une relation amoureuse, c’est parfois parce que l’un fait porter le pouvoir de son bonheur par son partenaire. La fin d’une histoire va être vécue comme une trahison. Dans ce cas-là, quand la rancœur est présente, il va être très difficile de considérer une amitié immédiatement après la rupture. Alors, pour pouvoir vraiment tourner la page, on va avoir besoin d’un espace vide qui va durer plusieurs jours, voire plusieurs mois. En gros, on va prendre des distances physiques et morales avec l’autre. Une solution peut être de faire le tri dans ses réseaux sociaux, en supprimant l’autre temporairement de ses applications le temps de faire le point.

 

N’y a-t-il pas un risque que l’un des partenaires s’attende à ce que la relation renaisse de ses cendres ?
Rien n’est jamais figé. Par essence, on ne connaît pas le futur. Donc il se peut que la relation reprenne à un moment ou à un autre. Avec la pandémie, notamment, de nombreux couples se sont reformés, un peu par ennui, il faut le dire. Là où il y a un risque effectivement, c’est si l’autre n’a pas fait le deuil de la relation, ou bien s’il se trouve dans une « relation suspendue », c’est à dire qui ne s’est pas terminée naturellement sans ressentiment. Là il peut y avoir une attente de récupérer son ex, même si ce n’est pas toujours une attente conscientisée. Certaines personnes vont se convaincre qu’elles veulent rester amie avec leur ex partenaire car elles ne parviennent pas à accepter la rupture. Ça leur permet de conserver quelques miettes de l’autre. C’est pour ça qu’il est nécessaire de bien se questionner avant de transformer la relation. Ai-je vraiment envie de cette amitié, où suis-je plutôt dans une intention de récupérer le cœur de l’autre ? Le tout étant de rester très honnête avec soi-même.

 

Interview sur au Feminin.com : Le recoupling : se remettre avec son ex, est-ce une bonne idée?

 

Lien vers l’article : https://www.aufeminin.com/vie-de-couple/le-recoupling-se-remettre-avec-son-ex-bonne-ou-mauvaise-idee-s4022352.html

« Ressortir avec son ex, c’est comme ravaler son vomi ». On a tou·te·s déjà entendu ce vieil adage un peu trash. Mais qu’en est-il en réalité ? Se remettre avec son ex, bonne ou mauvaise idée ?

Connaissez-vous le « recoupling » ? Cet anglicisme désigne le fait de se redonner une chance en couple. Se remettre avec son ex, il faut avouer que l’idée peut être tentante. Si tentante que 37% des couples décident de se redonner une chance après une première rupture. Le succès n’est pas toujours au rendez-vous puisque seuls 12% d’entre eux réussissent à consolider leur relation. Peut-on former un couple heureux et durable après s’être déchiré·es ?

Mais pourquoi retourne-t-on avec son ex ?

 

Parmi les nombreux arguments qui circulent, il y a l’idée que l’ex est une solution confortable, économe en énergie : on la·le connaît déjà, avec tous ses défauts, ses qualités, ses petites manies qui nous agacent ou nous charment. Un terrain bien connu qui conditionne ce retour vers le passé, donc. Pour Véronique Kohn, psychothérapeute spécialiste des relations amoureuses, les raisons sont aussi biologiques. « Dans toute relation, il y a des moments qui ont été essentiels, nourrissants. Quand l’ex s’éloigne de notre vie, il y a un phénomène biologique et chimique qui fait que le cerveau nous ramène à ces moments, à ces bons souvenirs. Les mauvais souvenirs, eux, sont zappés », explique la spécialiste. En effet, d’après les différentes recherches faites dans ce domaine, la mémoire fait le tri dans nos souvenirs, en atténuant ceux qui nous font mal. C’est probablement la raison pour laquelle on oublie les nombreuses disputes et on se remémore surtout notre semaine de rêve dans Les Pouilles.

Et si le mythe du Prince charmant biaisait notre vision de l’amour, nous poussant à retomber dans les bras de notre ex ? « L’idéal romantique est extrêmement fréquent, chez les femmes comme chez les hommes. Notre époque est sociologiquement embarquée dans ce mythe romantique depuis le XIXe siècle, et il est difficile de le déconstruire », analyse Véronique Kohn. Sauf qu’à trop idéaliser et rêver l’amour tel qu’on nous le présente dans les contes de fées et les comédies romantiques, on en vient à oublier le réalisme et le quotidien qui n’est pas toujours tout rose. « Le couple ce n’est pas si mirobolant que ça, sinon il n’y aurait pas autant de divorces ! C’est ça la réalité », ironise Véronique Kohn.

Sentiments présents ou solitude ?

Parfois, nos sentiments ne sont pas très nets. Derrière l’élan sentimental se cachent d’autres choses, comme le souligne Véronique Kohn : « Le manque affectif nous remet en mémoire le manque de l’enfant qui reçoit la sécurité et la protection de ses parents ». Sans compter le contexte sanitaire actuel, pas franchement propice aux rencontres. En mal d’amour, la tentation de rappeler son ex n’a jamais été aussi forte qu’en ce moment. C’est ce qui a poussé Léa*, 28 ans, a composé le numéro de son ex. « Lors du premier confinement, j’ai ressenti beaucoup de nostalgie. Je voulais savoir s’il allait bien. Mais je crois surtout que j’avais besoin de discuter, de tout et de rien, me rappeler de certains instants… », nous confie-t-elle. Se plonger dans le passé peut être source de réconfort et ne doit pas nous faire culpabiliser à l’heure où l’incertitude règne. « Nos échanges ont duré quelques semaines, puis plus rien. Ça nous a fait du bien à tous les deux, je crois, puis chacun a repris le cours de sa vie », ajoute la jeune femme.

D’après un article publié en 2019 sur le site américain Psychology Today, qui dresse une compilation d’études sur les « relations récurrentes » (comprenez par là, les allers-retours entre les phases de séparation et de réconciliation), la nostalgie et l’inquiétude à l’égard de notre partenaire suffiraient à renouveler l’histoire d’amour. La solitude aussi. « Chez certains, il y a une panique qui monte, qu’on appelle la ‘‘solitude-détresse’’», constate Véronique Kohn. Il s’agit d’une véritable angoisse à l’idée d’être seul·e, un sentiment d’abandon, de vide intérieur, comme le définit la psychanalyste Catherine Audibert dans son ouvrage « L’incapacité d’être seul » (éd. Payot). «« Pour pallier cette solitude, on va courir sur la stratégie de la récupération, précise la spécialiste en relations amoureuses Véronique Kohn. On préfère récupérer son ex à tout prix plutôt que faire un travail de deuil, qui est un travail de tolérance du manque ».

« Recoupling » : se séparer pour mieux se retrouver ?

Mais alors, le « recoupling » est-il voué à l’échec ? Pas forcément, selon notre experte. « Se remettre avec son ex peut être une bonne idée, si et seulement si, les deux partenaires ont été en mesure de mettre de la conscience et de la clarté sur les motivations de la séparation », prévient-elle toutefois. C’est impératif pour repartir sur de nouvelles bases, plus saines. « Il faut que les deux partenaires soient d’accord pour mettre de l’énergie au service du couple, pour remanier les bases qui n’étaient pas saines, sinon ça ne marche pas ». Marine*, 30 ans, a renoué avec son ex, après une séparation d’un an. « On se disputait sans cesse, tous les jours, pour n’importe quoi », nous raconte-t-elle. Mais le vrai fond du problème, c’est que Marine s’imagine déjà avec des enfants et que Léo* n’est pas prêt. Pendant cette année de rupture, Léo reprend confiance en lui avec l’aide d’un psy et Marine apprend à ne plus se mettre autant de pression. « J’ai réalisé que je me laissais plus porter par les injonctions sociales que par l’envie d’être mère, même si c’est quelque chose que je veux dans un futur proche », confie-t-elle. Chaque blessure doit être guérie avant de s’offrir une seconde chance afin de ne pas refaire les mêmes erreurs.

« Pour traverser des obstacles, il faut que chacun s’interroge sur sa part de responsabilité. On est co-responsable d’avoir été dans le mur : il n’y en a pas un qui a fait tout faux et l’autre tout juste », assure Véronique Kohn. Marine avoue : « Tout n’a pas été facile, il faut se retrouver, se reconquérir, se séduire une deuxième fois finalement, mais on se sent plus fort, on est ressortis grandis de cette séparation, et surtout, on communique beaucoup plus. On lit partout que c’est la clé pour qu’une relation dure, c’est sûrement vrai ! »
Si repasser par la case départ en amour est loin d’être une garantie de happy ending, cette décision n’appartient qu’à vous. Et advienne que pourra ?

Article sur yahoo.fr : « célibataires, la grande dépression? »

 

Vidéo sur les célibataires en temps de Covid.

D’après les derniers chiffres de l’INED (l’Institut National d’Études démographiques), la France compterait 21% de célibataires. Un tiers d’entre eux vivent mal cette situation. Le taux de célibataires dans l’Hexagone est en constante augmentation. La pandémie plonge-t-elle le moral des célibataires ? Il semblerait que oui. Véronique Kohn est psychologue et psychothérapeuthe spécialisée dans les relations amoureuses. Toutefois, la réalité serait plus nuancée. Véronique Kohn explique qu’il y a toujours des célibataires qui ne veulent pas « construire » et qui ne se laissent pas abattre par la pandémie.

Interview : Carmen Barba

 

Lien vers la vidéo de l’interview

https://fr.style.yahoo.com/c%C3%A9libataires-grande-d%C3%A9pression-v%C3%A9ronique-kohn-142357982.html

« Ces couples qui se sont formés pendant la pandémie » article dans le Monde

« C’était l’occasion de vraiment apprendre à connaître la personne » : ces couples qui se sont formés pendant la pandémie Privés des premiers rendez-vous classiques mais parfois un peu surfaits, les couples qui se sont formés ces derniers mois ont le sentiment d’avoir davantage pris le temps de construire une relation aux fondations solides.

les-qui-se-sont-form… 1/4 ___ Article réservé aux abonnés Le coronavirus, un tue-l’amour ? Pas forcément. Si la vie sentimentale de beaucoup est en pause depuis près d’un an, d’autres ont tout de même réussi à rencontrer quelqu’un. Mais entre deux connements, un couvre-feu et les bars et les cinémas fermés, comment ces nouveaux couples ont-ils vécu leur début de relation, privé de certains « rituels » ? Le premier restaurant, la première soirée avec les copains de l’autre, le premier week-end… Lire aussi | « Ma vie amoureuse est en pause depuis un an » : sous l’effet du Covid-19, une jeunesse en mal de rencontres En contrepartie, on discute – beaucoup – et on apprend à mieux se connaître avant de se voir. Sur les quelque 300 témoignages recueillis par Le Monde, il ressort que la majorité des couples se sont trouvés sur des applis de rencontres.

« Aurait-on passé autant de temps à discuter en temps normal ? Certainement pas », résume Camille, un habitant du Val-d’Oise. Par ailleurs, les échanges

« On s’est envoyé un milliard de messages pendant le premier confinement. Assez vite, on a abordé des sujets sérieux : notre envie de partir vivre à la campagne, nos relations familiales, etc. Du coup, quand on a pu se voir, on a échappé à la phase “on boit un verre, mais on est tous les deux gênés”, qui est une sorte de passage obligé un peu surfait et codifié. » Lors des premiers rendez-vous, il y a « une injonction sociale très forte à mettre en avant ses qualités, quitte à surjouer un personnage, et à ne surtout pas montrer ses failles et sa vulnérabilité », estime Florence Escaravage, fondatrice de Love Intelligence (une agence spécialisée dans le coaching amoureux) et coautrice du livre Les Relations amoureuses pour les nuls (First, 2010). Selon elle, le contexte sanitaire compliqué a poussé les gens « à chercher davantage le sens de la rencontre, à se livrer plus intimement et à créer une connexion émotionnelle forte et authentique, ce qui est la clé d’un début de relation sérieuse ». « Pour une fois, j’avais l’occasion de vraiment apprendre à connaître la personne avant d’aller plus loin », conrme Alexis, qui habite à Lyon. Comme lui, beaucoup ont le sentiment d’avoir – un peu malgré eux – pris le temps de construire « des fondations solides » et un couple « fort », avec « de vrais intérêts communs » ou « des choix de vie similaires ».

« Faire preuve d’ingéniosité » En temps de Covid-19, on est logiquement moins distrait par des sollicitations extérieures (les amis ou d’autres nouvelles rencontres). Cet eet bulle fait que l’on est plus concentré sur la relation naissante, voire que l’on donne sa chance à une personne que l’on aurait peut-être écartée en temps normal. « Au départ ce devaient être de simples parenthèses dans nos vies de quadras divorcés. C’était le deal entre elle et moi », raconte René. Puis le confinement a débuté, et leurs « rendez-vous sans lendemain » sont devenus impossibles. Ils ont alors commencé à s’écrire plus régulièrement. « Au bout d’un mois, on s’endormait en visio. Sans le confinement, ça ne serait pas arrivé », assure René.

Avec l’arrivée de l’hiver, la situation peut toutefois devenir « frustrante », notamment pour les jeunes qui habitent encore chez leurs parents. « Le seul endroit où on peut se retrouver, c’est dehors, explique Stéphanie, une Alsacienne. Et je peux vous dire qu’en ce moment il fait très froid ! » La jeune femme regrette également d’être privée des activités sociales qui lui permettraient d’en savoir plus sur son copain : « Qui sont ses amis ? Comment se comporte-t-il en soirée ? » « Vieux couple pantouflard » Certains, très minoritaires, déplorent un « manque de légèreté » (celle-là même qui est censée caractériser les débuts d’idylles) et ont « le sentiment de tourner en rond ». Mais, pour la plupart de ces nouveaux couples, le fait d’être en vase clos a plutôt eu un eet accélérateur sur leur relation. C’est le cas d’Ella, une Marseillaise de 25 ans, qui a trouvé un « soutien inattendu » dans une histoire encore balbutiante : « Le deuxième confinement a été très difficile pour moi. J’ai fait une dépression, et il a été là pour moi. Il m’a portée tout au long de cette période. Ça nous a permis de voir plus loin dans notre avenir plutôt que de simplement vivre au jour le jour. » Pour Véronique Kohn, psychologue spécialiste des relations amoureuses, cela n’a rien d’étonnant. « Le contexte actuel, très anxiogène et incertain, nous pousse à chercher la sécurité. Or, pour beaucoup de gens, se mettre en couple et se projeter dans un avenir commun a quelque chose de rassurant. Il y a cette idée bien ancrée – et pas forcément vraie d’ailleurs – qu’on est toujours plus forts à deux. C’est une sorte de réflexe », analyse-t-elle. 

Comme le cadre de vie est réduit, on s’installe aussi plus rapidement dans l’intimité et dans la routine quotidienne de l’autre. « J’ai l’impression qu’on est ensemble depuis trois ans, alors que ça fait seulement trois mois ! La vie domestique a pris le dessus, on est déjà un vieux couple pantouflard, s’amuse Pierre. C’est fou de se dire qu’on a fait qu’un seul restau ensemble… Mais [le fait qu’on] adore cuisiner et regarder des films ensemble, c’est bon signe, non ? » A de rares exceptions près, tous sont optimistes vis-à-vis de leur histoire d’amour. Beaucoup ont emménagé chez leur moitié. Quelques-uns, comme Loïc, ont même signé ensemble pour un achat immobilier : « On n’a pas trop hésité. C’est rassurant de savoir que notre relation fonctionne malgré un contexte pourri. Ça veut forcément dire que le meilleur est à venir. »

Marie Slavicek

Covid-19 : l’apocalypsing ou l’urgence à trouver l’amour- interview pour le ELLE

 

 

 

Voici le lien sur le ELLE : https://www.elle.fr/Love-Sexe/News/Covid-19-l-apocalypsing-ou-l-urgence-a-trouver-l-amour-3900646

En pleine pandémie, certains essayent de trouver l’amour coûte que coûte, quitte à adopter des comportements à risques. 

Vous swippez frénétiquement les profils Tinder en espérant trouver celui ou celle avec qui cuisiner des banana breads et faire des puzzles pendant le confinement ? Ne cherchez plus : vous êtes en train d’apocalypser. Ce phénomène, « l’apocalypsing », a été théorisé par le site de rencontre canadien Plenty of fish : c’est le fait de traiter chaque relation comme étant la dernière et d’envisager des choses très sérieuses avec une personne alors que vous venez à peine de la rencontrer. Selon eux, un tiers des membres de la génération Z (nés entre 1995 et 2010) avouerait avoir déjà apocalypsé. « J’ai remarqué cette tendance auprès de mes patients et de mon entourage », constate Véronique Kohn, psychologue spécialiste du couple et autrice de « Quel(s) amoureux êtes-vous ? ».   

La pandémie est la principale responsable de ce nouveau type de date. « Cette ambiance effrayante du monde extérieur invite à revenir au concept du couple, avec cette idée qu’à deux on est plus fort que seul, donc on est plus fort contre l’adversité », analyse l’experte. Selon elle, le couple donnerait l’illusion d’une sécurité intérieure. « C’est le moyen d’avoir une certitude à un moment de notre vie où tout est incertain. La mort est omniprésente, c’est insoutenable pour beaucoup, donc ils essayent de se raccrocher à quelque chose de tangible », explique Véronique Kohn. Si la perspective d’un avenir plus heureux à deux est tentante, la psychologue prévient que considérer le couple comme un refuge et un leurre et peut conduire à des comportements dangereux.  

UNE PRATIQUE DANGEREUSE  

Sophie* l’avoue : elle a apocalypsé. Après une « baisse de moral à la fin de l’année », la jeune femme de 24 ans décide de se mettre sur Tinder. Là, elle rencontre un garçon avec qui le « feeling passe ». Ils se parlent régulièrement pendant plusieurs jours. Rapidement, elle idéalise leur relation, et cet homme qu’elle n’a vu que sur les photos. « Je me souviens m’être dit que ça pouvait être “the one” », souffle-t-elle. Ils décident de se voir, mais après le premier rendez-vous, Sophie réalise qu’il ne lui plait pas autant qu’elle le croyait. Pourtant, elle va se forcer et continuer à lui parler et à le fréquenter. « J’essayais de me convaincre qu’on pouvait faire un bout de chemin ensemble », se rappelle-t-elle. Véronique Kohn reconnait là les mécanismes de l’apocalypsing : « On va baisser ses exigences, prendre le premier ou la première qu’on a sous la main pour répondre à des besoins affectifs et apaiser notre angoisse. Ça ne peut pas marcher sur le long terme, même si on arrive à s’en persuader. »  

« ON VA BAISSER SES EXIGENCES, PRENDRE LE PREMIER OU LA PREMIÈRE QU’ON A SOUS LA MAIN POUR RÉPONDRE À DES BESOINS AFFECTIFS ET APAISER NOTRE ANGOISSE » 

La jeune femme a vécu plusieurs semaines dans l’illusion. « Comme il ne passe rien dans ma vie en ce moment, je me suis dit “accroche toi, c’est le bon”, en me laissant prendre au jeu. Je cherchais à instaurer quelque chose de nouveau dans ce quotidien de boulot-dodo. J’avais besoin de ressentir quelque chose, parce qu’avec le Covid, j’ai l’impression qu’on ne ressent plus », déplore-t-elle.  

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Combler à tout prix ce besoin n’amène qu’à des « grosses déceptions », assure Véronique Kohn, qui peuvent rouvrir des plaies du passé, tels que l’abandon ou la trahison. En tout cas, Sophie l’affirme : après cette douche froide, on ne l’y prendra plus. « Je me suis rendue compte que si je l’avais croisé dans la rue, je ne me serais même pas retournée. En temps normal, je n’aurais jamais agi de la sorte. » 

« SE DÉCONNECTER DU BUT » 

En 2021, alors que tout semble s’effondrer, et que le couple apparait comme un des rares objectif réalisable, comment réussir à ne pas apocalypser ? « Il faut essayer de se déconnecter du but afin d’apprécier la personne pour ce qu’elle est réellement et non pour ce qu’elle représente. Surtout, il faut être honnête avec soi-même, s’écouter et s’interroger sur ce qu’on souhaite », conseille la spécialiste.  

Dernière recommandation, et pas des moindres :  il faudrait essayer de déconstruire les stéréotypes liés au couple. Non, le couple n’est pas toujours ce havre de paix et d’épanouissement qu’on nous vend. Être en couple n’adoucira pas nécessairement un quotidien rempli de promenade à 2km du domicile et d’apéro zoom. « Cette pensée est contre-productive. À deux, on peut être plus en danger que tout seul. Il y a tellement de conflits, de désordres, de divorces, de séparations… C’est souvent chaotique », conclut Véronique Khon.  

* Le prénom a été modifié. 

 

Je voulais prendre la température » : ces ex qui reviennent à la charge en temps de Covid-19 sur Yahoo.fr

Lien pour lire l’article sur yahoo.frhttps://fr.style.yahoo.com/ces-ex-qui-reviennent-a-la-charge-en-temps-de-covid-19-111421158.html?guccounter=1

 

Surveillez vos mails et vos DM sur Instagram. Il se pourrait qu’un ex cherche à vous contacter. Si ce n’est pas déjà fait. Depuis les débuts de la pandémie de coronavirus, beaucoup replongent dans leurs (tendres) souvenirs et tentent de renouer avec un partenaire mis “au frigo”.

Quelques heures après le Nouvel An, Sybille* reçoit une demande d’ami sur Facebook : un ex souhaite prendre de ses nouvelles. Mais très rapidement dans la conversation, une question très personnelle vient sur le tapis : “Il m’a demandé si j’étais toujours avec mon copain. Et ce, seulement après avoir échangé quelques mots, sans aucune transition”. Une approche peu fine aux yeux de la trentenaire, qui n’a vraiment pas la tête à la confidence : “L’homme que j’aime venait de me quitter durant le confinement de novembre, j’étais encore très triste, et le fait que cet ancien ex me recontacte est venu remuer le couteau dans la plaie. Ce n’était pas de lui dont j’aurais aimé recevoir un signe”.

Chaque année, au moment des fêtes, de nombreuses personnes recontactent un ancien partenaire. Selon une étude menée par le site de rencontres eHarmony, 1 personne sur 10 (11% sur 4 054 sondés) reçoit des nouvelles de son ex au cours des vacances de Noël. Ce phénomène porte même un nom : le “marleying”, en référence à Jacob Marley, personnage du Conte de Noël de Charles Dickens, dont le fantôme réapparaît au moment du réveillon. Mais cette année, ce grand “come-back” des ex a été d’autant plus observé que nous traversons une crise sanitaire qui bouleverse notre quotidien. “Il y a une ambiance pas très chaleureuse et insécurisante au possible. On peut sentir une forme d’isolement, et avoir l’impression que le futur est bouché. Il est alors tentant de se tourner vers le passé, de retrouver un lien dans lequel on s’est senti en sécurité”, explique la spécialiste des relations amoureuses Véronique Kohn. Et certains n’ont pas attendu les fêtes pour le faire…

Durant le confinement strict, j’ai fait une sorte de remise en question de ma vie privée et professionnelle. Je voulais savoir ce que mon ex devenait et où elle en était.

Sophia*, qui a rompu au mois de février 2020 n’a pas pu s’empêcher de relancer celui qu’elle aimait toujours, lors des premiers jours de confinement : “Je n’avais rien à faire pour m’occuper l’esprit, je repensais donc tout le temps à cette rupture et il me manquait. Sans le confinement, je pense que j’aurais réussi à faire silence radio”. Carlos*, quadragénaire parisien, a lui aussi réécrit à son ex-compagne à la même période dans une toute autre optique : “Je ne dirais pas que j’ai eu envie de retourner avec elle non, mais juste de prendre la température”, avoue-t-il. Comme lui, beaucoup préfèrent actuellement avoir des rapports sexuels avec une personne de leur entourage pré-Covid.

Une enquête Ifop menée en juin 2020 pour le site Pornhub montre que 25% des personnes ont eu une relation sexuelle avec un ex, ou un partenaire régulier qu’ils fréquentaient déjà avant le confinement. En cause, selon François Kraus – directeur du pôle Genre, sexualités et santé sexuelle à l’Ifop – la difficulté de faire de nouvelles rencontres, mais aussi un désir plus large de sécurité affective et sexuelle.

Retour en pleine pandémie, un timing pas anodin

Derrière l’envie d’intimité de Carlos se cachait aussi une forme de nostalgie de sa relation : “Durant le confinement strict, j’ai fait une sorte de remise en question de ma vie privée et professionnelle. Je voulais savoir ce que mon ex devenait et où elle en était”, tente d’expliquer celui qui explique avoir ressenti des émotions complexes à ce moment-là. “L’esprit a horreur du vide. Les personnes qui se retrouvent face à l’arrêt de leur activité peuvent alors en profiter pour se recentrer, repenser le lien d’avant ou encore faire un bilan de leur vie”, décrypte Véronique Kohn. Pas sûr cependant que leur initiative de reprise de contact soit toujours bien perçue par le ou la destinataire…

J’ai juste eu l’impression d’être un bouche-trou de confinement. Je l’ai trouvé complètement gonflé !

Au beau milieu du mois de mars, Lara, 33 ans, reçoit un message de son ex, un homme qui lui avait brisé le cœur cinq ans plus tôt. “Il m’a expliqué qu’il avait pris le temps de penser à sa vie et à celle que l’on aurait pu avoir ensemble”. Mais loin de se laisser attendrir, la jeune femme a très mal pris ce retour, jugeant le “timing peu sincère” : “J’ai juste eu l’impression d’être un bouche-trou de confinement. Je l’ai trouvé complètement gonflé !”. Sa réponse fut donc sans appel : “Je lui ai dit que j’avais fait le deuil de notre relation et que je ne l’accompagnerais pas pour faire le sien”.

Gare aux interprétations hâtives

S’il est tentant comme Lara* d’envoyer sur les roses un ex par lequel on se sent utilisé, Véronique Kohn tempère : “Il faut voir au cas par cas, mais on ne peut pas tout de suite affirmer qu’une personne revient uniquement par ennui. C’est une projection liée à la souffrance du deuil amoureux. La relation a pu par exemple être inachevée, donc suspendue dans les airs”.

Le mieux à faire si la personne que l’on aime encore refait surface dans cette période trouble de pandémie ? Selon la spécialiste, il faut “tâcher de rester dans la légèreté : on change avec le temps, alors il est bien de laisser venir, d’être dans le plaisir de retrouver quelqu’un qu’on a aimé. Et puis au fil de la discussion, tenter de savoir où elle en est, si des choses ont changé en elle et ce qui la motive à revenir. En bref, ‘ne pas projeter dans le futur les ressentiments du passé’”.

*Les prénoms des témoins ont été modifiés par souci d’anonymat.

Interview sur ma biographie amoureuse en audio

Article sur Cosmopolitan : « Comment le plan dodo détrône le plan cul ? »

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ce n’est pas de sexe dont vous avez besoin, mais de tendresse. Sans entrer dans une relation amoureuse, sans engagement, sans tout ce qu’il y a autour. Le plan dodo est alors fait pour vous. Comment assouvir son besoin en câlins avec la bonne personne ?

Faire une rencontre. Pas pour trouver l’amour, ni pour du sexe. Mais pour de la tendresse. Plus précisément, pour des câlins et pour dormir avec. C’est le plan dodo.

Un site de rencontre s’est même spécialisé dans la mise en contact de personnes pour un plan dodo, Hugmify. En passant par une appli ou non, trouver un plan de co-dormage semble attrayant sur le papier. Mais en pratique, en quoi cela consiste-t-il ?

Pourquoi prendre un plan dodo ?

« Le plan dodo fait son apparition dans nos vies parce qu’il est mis en avant par les sites de rencontre, et les réseaux sociaux. Il est devenu accessible pour tous, explique Véronique Kohn, psychologue spécialiste des relations amoureuses. Surtout, avoir besoin d’affection, le demander et demander seulement cela est entrer dans les mœurs : ce n’est plus considéré comme quelque chose de honteux ».

Le plan dodo est souvent temporaire. La principale raison est simplement « une pénurie de contact, de tendresse, de câlin », assure Véronique Kohn. Certaines personnes gèrent mieux que d’autres un passage à vide de ce genre d’attentions.

« Il peut servir à passer l’hiver par exemple », note-t-elle. Cette saison met davantage les personnes face à leur solitude et leur envie de rencontre. Le froid, les journées plus courtes, la difficulté à faire des rencontres, les fêtes de fin d’année et un plus grand recours au cocooning qu’au verre en terrasse sont autant de justifications.

« Ce peut aussi être très rassurant d’aller chercher de la tendresse, sans avoir besoin de coucher tout de suite, d’être considérée comme un objet sexuel », analyse aussi Véronique Kohn. Pour elle, cette raison concerne majoritairement les femmes, qui par peur de se faire avoir, préfèrent avoir recours à une pratique où il y aurait moins de prédateurs, où elles ont moins besoin d’être dans la vigilance. Elles sont claires sur leurs intentions : pas de sexe.

Claire ? Sur la volonté de n’avoir aucune pression sur le plan sexuel, oui. Cependant, selon la psychologue, certaines et certains peuvent faire appel à un plan dodo dans l’espoir de nouer une relation amoureuse sur le moyen ou long terme. Y aller doucement en voyant si ça colle sur le plan de la tendresse peut être un moyen de trouver « le prince charmant » ou « la femme idéale », car encore aujourd’hui « de nombreuses personnes y aspirent toujours ». Mais il s’agit là surement de la moins bonne des raisons de faire appel à un co-dormage.

Avec qui faire un plan dodo ?

A priori, quand vous vous engagez dans un plan dodo, vous êtes assez convaincue que vous en avez besoin, ou envie. La plus grande difficulté va être de trouver une compatibilité avec votre partenaire.

« Les caresses verbales et physiques sont des signes de reconnaissance positive. Selon les théories de l’attachement, elles sont indispensables pour la croissance du petit en devenir. Si on le prive, il peut avoir des troubles du comportement, de l’évolution, de l’attachement. Ainsi, adulte, on garde des empreintes du remplissage des besoins en calinage, en enveloppement, en sécurité », détaille Véronique Kohn.

 

Le plan dodo peut ainsi être là pour combler un manque ancré en soi, parce qu’on a développé une forme d’addiction aux câlins ou parce qu’on a besoin de cet effet relaxant ou encore de cette reconnaissance. En effet, un geste affectif active la sécrétion d’ocytocine. Aussi appelée « hormone du bonheur« , elle « détermine notre capacité à nous attacher, à aimer, à nous calmer et à nous détendre.

Pour trouver le bon partenaire, encore faut-il connaitre ses besoins. Un petit bilan s’impose. Êtes-vous plutôt team collé pendant des heures ou besoin d’un peu de tendresse ? Team étreinte dans les bras ou petites gratouilles ? Team regardons un film en silence ou besoin d’avoir et de faire des compliments ?

Tout cela, c’est pour la partie éveillée. Et pour dormir ? « Dormir avec une personne, si ça se passe bien, cela s’avère très reposant, relaxant, car cela renvoie à la sécurité, à la protection : je me sens protégée dans ses bras, je dors mieux que si je suis agitée par ma solitude », explique Véronique Kohn.

 

En même temps, on peut très bien trouver des personnes avec qui on dort très mal. Vous avez envie de vous mettre dans ses bras et elle seule dans son coin ? Un sentiment de rejet vous envahit dans la nuit.

« Certaines personnes, au niveau énergétique, qui vont dégager des activations du système nerveux : des personnes agitées (sans compter les mouvements dérangeants), nerveuses vont le transmettre à la personne à côté d’elles », souligne également la psychologue.

Ainsi, vous ne pourrez pas faire passer un entretien à l’autre avant d’avoir essayé. Permettez-vous cependant une phase de test avant de promettre une nouvelle nuit. 

Quelles règles pour un plan dodo ?

Pour que ce plan dodo rendent heureux, les deux partenaires (ou plus) doivent être d’accord sur le préambule de base. « C’est un peu comme des colocataires, ils ne sont pas là pour glisser vers une relation amoureuse, ils ne sont pas là pour du sexe, ils sont là pour vivre ensemble. Ici, ils sont là pour des câlins et dormir », insiste Véronique Kohn.

Il est ainsi essentiel d’être honnête sur la raison pour laquelle on fait appel à un plan dodo. Honnête avec l’autre, mais surtout avec soi-même. « Mieux vaut partir sur le postulat qu’on ne couche pas ensemble, que de toute façon, cela n’aboutira pas à de la sexualité », prévient Véronique Kohn. Si la relation évolue, il sera toujours temps de se reposer la question.

Il faut ensuite être clair sur ses limites et ses besoins. A-t-on un seul plan dodo ou plusieurs ? A-t-on une idée du temps que cela va durer ? De quelle disponibilité de la part de l’autre a-t-on besoin ?

Pour le reste, à chacun de fixer ses critères. « Si on est honnête, le physique compte : on ne met pas n’importe qui dans son lit », suggère par exemple Véronique Kohn. Un homme séduisant, une femme qui partage vos centres d’intérêts, une personne avec qui partager des activités autre qu’une nuit passée ensemble : ce sera à vous de composer pour trouver non pas un partenaire par défaut, mais le bon plan dodo.

Lien vers l’article sur Cosmopolitan

https://www.cosmopolitan.fr/plan-dodo,2039262.asp

Article sur Cosmopolitan : « Comment sortir des schémas répétitifs en amour? »

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les schémas répétitifs en amour sont souvent à l’origine des échecs sentimentaux successifs. Très insidieux, ils sont le fruit de décisions inconscientes prises dès l’enfance. Pour les éliminer, il est souvent nécessaire de replonger dans ses souvenirs, parfois à l’aide d’une thérapie.

Toutes vos histoires d’amour finissent mal sans que vous ne compreniez pourquoi ? La multiplication des échecs amoureux peut être le signe de l’existence d’un schéma répétitif en amour. Si vous avez vécu plusieurs relations sentimentales, qui se sont toutes soldées par des échecs pour plus ou moins les mêmes raisons, vous êtes peut-être victime d’un schéma de répétition.

Quels sont les indices d’un schéma répétitif en amour ?

Un schéma répétitif en amour est « un scénario plutôt tragique qui se répète », décrit Véronique Kohn, psychologue et spécialiste des relations amoureuses. S’il existe, bien entendu des situations répétitives gagnantes, elles sont plutôt rares. Ces scénarios qui se reproduisent inlassablement se traduisent par le choix inconscient des mêmes partenaires. « Pas mal de mes patients ont tendance à toujours s’attacher à des personnes toxiques, aux bad boys, à des personnes très brillantes ou maltraitantes, par exemple », affirme la spécialiste.

 

Au-delà du choix du partenaire, ce schéma de répétition peut être le résultat d’un comportement que vous adoptez durant chacune de vos relations, encore une fois sans vous en apercevoir. « Un schéma répétitif peut être engendré par un manque de confiance en vous, qui entraîne un manque de confiance en votre partenaire. Cela peut aussi être lié à une tendance à se suradapter à l’amoureux en risquant de s’oublier », explique la psychologue.  

Ces schémas sont souvent source de chagrin d’amour, et ça « même si on tente de minimiser la souffrance qu’ils provoquent en nous », prévient Véronique Kohn. Et même si le prétendant change de visage, les traits de caractères ou les comportements adoptés durant la relation, restent insidieusement les mêmes.

Tenter de déloger ces schémas de répétition peut s’avérer compliqué. Pour cause, ils ne sont pas intellectualisés. Au contraire, ils sont ancrés de façon totalement inconsciente dans l’esprit.

Reproduire les mêmes erreurs en amour : ce n’est pas votre faute

Une situation amoureuse qui se répète plusieurs fois n’est pas le fruit du hasard puisqu’elle est généralement étroitement liée à l’enfance. « Les schémas répétitifs en amour prennent racine avant l’âge de six ans, à partir des blessures ou des traumatismes de l’enfance », indique Véronique Kohn. Chaque enfant prend des décisions différentes en fonction de ce qu’il vit. « Cette résolution est généralement prise face à une situation d’impuissance, où on ne peut ni fuir ni attaquer », explique la psychologue. Si l’enfant fait face à un parent maltraitant, il peut par exemple prendre la décision de ne mériter que ça. Une fois adulte, il ne se dirigera que vers des partenaires toxiques.

Plus précisément, le fait de sans cesse revivre la même situation amoureuse est lié au complexe d’Œdipe. Autrement dit, le fantasme qu’on se fait du parent du sexe opposé nous aiguille inconsciemment dans notre choix de partenaire. « Le complexe d’Œdipe, c’est une généralisation faite à partir de la relation qu’on a avec le parent du sexe opposé », résume Véronique Kohn.

 

Par exemple, « dans le cas où une petite fille a un père charismatique qu’elle voit comme le pilier de la sécurité de la famille, elle peut développer une vision idéalisée du père en l’admirant excessivement. Une fois adulte, elle peut tendre vers des choix de partenaires brillants, au risque de se dévaloriser », explique la psychologue.

L’inverse est également possible, si une petite fille a un père négligent, voire toxique, elle peut se créer une vision de l’homme désidéalisée, en développant une méfiance vis-à-vis des hommes. À terme, le manque de confiance qu’elle accorde à ses partenaires mène à l’échec de la relation. C’est également valable pour un petit garçon et la relation qu’il a avec sa mère.

 

Prendre conscience des schémas répétitifs amoureux pour s’en extraire

Conscientiser son schéma répétitif amoureux est primordial et commence par un état des lieux de votre vie sentimentale :combien ai-je eu de partenaires amoureux ? Quels sont leurs points communs ? Et pourquoi toutes ces relations se sont terminées ? Se poser ces trois questions permet d’identifier les potentielles similitudes à l’origine d’un schéma de répétition.

Ces schémas sont inconscients et donc très difficiles à identifier seul.e. Faire cet état des lieux permet de prendre un peu de hauteur en conscientisant les possibles répétitions. Si vous constatez trop de ressemblances entre les ex-partenaires ou sur les raisons des ruptures, « ça veut dire que vous vous resservez le même plat, même en changeant de partenaire et qu’il faut vous poser des questions », alerte la psychologue.

 

Le fait de toujours remettre la faute sur vos ex-partenaires doit également vous alerter. Alors, oui, c’est bien entendu possible de subir la malhonnêteté, la tromperie ou la toxicité de son partenaire à plusieurs reprises, mais ce n’est pas toujours le cas. « Si j’ai toujours l’impression que c’est l’autre qui dysfonctionne dans toutes mes relations, c’est peut-être moi qui ai un problème », indique Véronique Kohn.

Une fois le schéma de répétition conscientisé, « il faut replonger dans votre enfance pour tenter de comprendre quelle décision a donné naissance à ces schémas répétitifs », explique la psychologue. En clair, si vous remarquez que vous avez un penchant pour les personnes maltraitantes, aussi bien physiquement que moralement, par exemple, demandez-vous si vous ne l’avez pas été durant votre enfance. Si vous vous rendez compte que vous ne faites jamais confiance à vos partenaires et que ça mène à la rupture, tentez de plonger dans l’image que vous avez de votre parent du sexe opposé.

« Il est nécessaire de revenir dans l’enfance pour comprendre quelle décision a engendré ces schémas répétitifs amoureux », conclue la psychologue. Pour vous aider à vous émanciper de ces choix, vous pouvez tenter d’en parler à un.e ami.e en lui demandant de lever le « red flag » dès que vous tombez sur une personne non appropriée pour vous. Vous pouvez aussi, petit à petit, donner leur chance à des profils différents de ceux que vous aimez habituellement.

Dans le cas où, malgré vos efforts, vous ne réussissez pas à vous plonger dans vos souvenirs d’enfance pour casser ces schémas répétitifs, le mieux est d’envisager l’accompagnement d’un.e thérapeute.

Lire l’article sur Cosmopolitan : https://www.cosmopolitan.fr/schema-repetitif-en-amour,2039055.asp?fbclid=IwAR3SCFmbWSXtpp9G5LISRk0qG4LvUSomTcStlU9tRl8BsPQ4ytmjxhCoAZU

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