Catégorie : Articles de presse

Article sur yahoo.fr : « célibataires, la grande dépression? »

 

Vidéo sur les célibataires en temps de Covid.

D’après les derniers chiffres de l’INED (l’Institut National d’Études démographiques), la France compterait 21% de célibataires. Un tiers d’entre eux vivent mal cette situation. Le taux de célibataires dans l’Hexagone est en constante augmentation. La pandémie plonge-t-elle le moral des célibataires ? Il semblerait que oui. Véronique Kohn est psychologue et psychothérapeuthe spécialisée dans les relations amoureuses. Toutefois, la réalité serait plus nuancée. Véronique Kohn explique qu’il y a toujours des célibataires qui ne veulent pas « construire » et qui ne se laissent pas abattre par la pandémie.

Interview : Carmen Barba

 

Lien vers la vidéo de l’interview

https://fr.style.yahoo.com/c%C3%A9libataires-grande-d%C3%A9pression-v%C3%A9ronique-kohn-142357982.html

« Ces couples qui se sont formés pendant la pandémie » article dans le Monde

« C’était l’occasion de vraiment apprendre à connaître la personne » : ces couples qui se sont formés pendant la pandémie Privés des premiers rendez-vous classiques mais parfois un peu surfaits, les couples qui se sont formés ces derniers mois ont le sentiment d’avoir davantage pris le temps de construire une relation aux fondations solides.

les-qui-se-sont-form… 1/4 ___ Article réservé aux abonnés Le coronavirus, un tue-l’amour ? Pas forcément. Si la vie sentimentale de beaucoup est en pause depuis près d’un an, d’autres ont tout de même réussi à rencontrer quelqu’un. Mais entre deux connements, un couvre-feu et les bars et les cinémas fermés, comment ces nouveaux couples ont-ils vécu leur début de relation, privé de certains « rituels » ? Le premier restaurant, la première soirée avec les copains de l’autre, le premier week-end… Lire aussi | « Ma vie amoureuse est en pause depuis un an » : sous l’effet du Covid-19, une jeunesse en mal de rencontres En contrepartie, on discute – beaucoup – et on apprend à mieux se connaître avant de se voir. Sur les quelque 300 témoignages recueillis par Le Monde, il ressort que la majorité des couples se sont trouvés sur des applis de rencontres.

« Aurait-on passé autant de temps à discuter en temps normal ? Certainement pas », résume Camille, un habitant du Val-d’Oise. Par ailleurs, les échanges

« On s’est envoyé un milliard de messages pendant le premier confinement. Assez vite, on a abordé des sujets sérieux : notre envie de partir vivre à la campagne, nos relations familiales, etc. Du coup, quand on a pu se voir, on a échappé à la phase “on boit un verre, mais on est tous les deux gênés”, qui est une sorte de passage obligé un peu surfait et codifié. » Lors des premiers rendez-vous, il y a « une injonction sociale très forte à mettre en avant ses qualités, quitte à surjouer un personnage, et à ne surtout pas montrer ses failles et sa vulnérabilité », estime Florence Escaravage, fondatrice de Love Intelligence (une agence spécialisée dans le coaching amoureux) et coautrice du livre Les Relations amoureuses pour les nuls (First, 2010). Selon elle, le contexte sanitaire compliqué a poussé les gens « à chercher davantage le sens de la rencontre, à se livrer plus intimement et à créer une connexion émotionnelle forte et authentique, ce qui est la clé d’un début de relation sérieuse ». « Pour une fois, j’avais l’occasion de vraiment apprendre à connaître la personne avant d’aller plus loin », conrme Alexis, qui habite à Lyon. Comme lui, beaucoup ont le sentiment d’avoir – un peu malgré eux – pris le temps de construire « des fondations solides » et un couple « fort », avec « de vrais intérêts communs » ou « des choix de vie similaires ».

« Faire preuve d’ingéniosité » En temps de Covid-19, on est logiquement moins distrait par des sollicitations extérieures (les amis ou d’autres nouvelles rencontres). Cet eet bulle fait que l’on est plus concentré sur la relation naissante, voire que l’on donne sa chance à une personne que l’on aurait peut-être écartée en temps normal. « Au départ ce devaient être de simples parenthèses dans nos vies de quadras divorcés. C’était le deal entre elle et moi », raconte René. Puis le confinement a débuté, et leurs « rendez-vous sans lendemain » sont devenus impossibles. Ils ont alors commencé à s’écrire plus régulièrement. « Au bout d’un mois, on s’endormait en visio. Sans le confinement, ça ne serait pas arrivé », assure René.

Avec l’arrivée de l’hiver, la situation peut toutefois devenir « frustrante », notamment pour les jeunes qui habitent encore chez leurs parents. « Le seul endroit où on peut se retrouver, c’est dehors, explique Stéphanie, une Alsacienne. Et je peux vous dire qu’en ce moment il fait très froid ! » La jeune femme regrette également d’être privée des activités sociales qui lui permettraient d’en savoir plus sur son copain : « Qui sont ses amis ? Comment se comporte-t-il en soirée ? » « Vieux couple pantouflard » Certains, très minoritaires, déplorent un « manque de légèreté » (celle-là même qui est censée caractériser les débuts d’idylles) et ont « le sentiment de tourner en rond ». Mais, pour la plupart de ces nouveaux couples, le fait d’être en vase clos a plutôt eu un eet accélérateur sur leur relation. C’est le cas d’Ella, une Marseillaise de 25 ans, qui a trouvé un « soutien inattendu » dans une histoire encore balbutiante : « Le deuxième confinement a été très difficile pour moi. J’ai fait une dépression, et il a été là pour moi. Il m’a portée tout au long de cette période. Ça nous a permis de voir plus loin dans notre avenir plutôt que de simplement vivre au jour le jour. » Pour Véronique Kohn, psychologue spécialiste des relations amoureuses, cela n’a rien d’étonnant. « Le contexte actuel, très anxiogène et incertain, nous pousse à chercher la sécurité. Or, pour beaucoup de gens, se mettre en couple et se projeter dans un avenir commun a quelque chose de rassurant. Il y a cette idée bien ancrée – et pas forcément vraie d’ailleurs – qu’on est toujours plus forts à deux. C’est une sorte de réflexe », analyse-t-elle. 

Comme le cadre de vie est réduit, on s’installe aussi plus rapidement dans l’intimité et dans la routine quotidienne de l’autre. « J’ai l’impression qu’on est ensemble depuis trois ans, alors que ça fait seulement trois mois ! La vie domestique a pris le dessus, on est déjà un vieux couple pantouflard, s’amuse Pierre. C’est fou de se dire qu’on a fait qu’un seul restau ensemble… Mais [le fait qu’on] adore cuisiner et regarder des films ensemble, c’est bon signe, non ? » A de rares exceptions près, tous sont optimistes vis-à-vis de leur histoire d’amour. Beaucoup ont emménagé chez leur moitié. Quelques-uns, comme Loïc, ont même signé ensemble pour un achat immobilier : « On n’a pas trop hésité. C’est rassurant de savoir que notre relation fonctionne malgré un contexte pourri. Ça veut forcément dire que le meilleur est à venir. »

Marie Slavicek

Covid-19 : l’apocalypsing ou l’urgence à trouver l’amour- interview pour le ELLE

 

 

 

Voici le lien sur le ELLE : https://www.elle.fr/Love-Sexe/News/Covid-19-l-apocalypsing-ou-l-urgence-a-trouver-l-amour-3900646

En pleine pandémie, certains essayent de trouver l’amour coûte que coûte, quitte à adopter des comportements à risques. 

Vous swippez frénétiquement les profils Tinder en espérant trouver celui ou celle avec qui cuisiner des banana breads et faire des puzzles pendant le confinement ? Ne cherchez plus : vous êtes en train d’apocalypser. Ce phénomène, « l’apocalypsing », a été théorisé par le site de rencontre canadien Plenty of fish : c’est le fait de traiter chaque relation comme étant la dernière et d’envisager des choses très sérieuses avec une personne alors que vous venez à peine de la rencontrer. Selon eux, un tiers des membres de la génération Z (nés entre 1995 et 2010) avouerait avoir déjà apocalypsé. « J’ai remarqué cette tendance auprès de mes patients et de mon entourage », constate Véronique Kohn, psychologue spécialiste du couple et autrice de « Quel(s) amoureux êtes-vous ? ».   

La pandémie est la principale responsable de ce nouveau type de date. « Cette ambiance effrayante du monde extérieur invite à revenir au concept du couple, avec cette idée qu’à deux on est plus fort que seul, donc on est plus fort contre l’adversité », analyse l’experte. Selon elle, le couple donnerait l’illusion d’une sécurité intérieure. « C’est le moyen d’avoir une certitude à un moment de notre vie où tout est incertain. La mort est omniprésente, c’est insoutenable pour beaucoup, donc ils essayent de se raccrocher à quelque chose de tangible », explique Véronique Kohn. Si la perspective d’un avenir plus heureux à deux est tentante, la psychologue prévient que considérer le couple comme un refuge et un leurre et peut conduire à des comportements dangereux.  

UNE PRATIQUE DANGEREUSE  

Sophie* l’avoue : elle a apocalypsé. Après une « baisse de moral à la fin de l’année », la jeune femme de 24 ans décide de se mettre sur Tinder. Là, elle rencontre un garçon avec qui le « feeling passe ». Ils se parlent régulièrement pendant plusieurs jours. Rapidement, elle idéalise leur relation, et cet homme qu’elle n’a vu que sur les photos. « Je me souviens m’être dit que ça pouvait être “the one” », souffle-t-elle. Ils décident de se voir, mais après le premier rendez-vous, Sophie réalise qu’il ne lui plait pas autant qu’elle le croyait. Pourtant, elle va se forcer et continuer à lui parler et à le fréquenter. « J’essayais de me convaincre qu’on pouvait faire un bout de chemin ensemble », se rappelle-t-elle. Véronique Kohn reconnait là les mécanismes de l’apocalypsing : « On va baisser ses exigences, prendre le premier ou la première qu’on a sous la main pour répondre à des besoins affectifs et apaiser notre angoisse. Ça ne peut pas marcher sur le long terme, même si on arrive à s’en persuader. »  

« ON VA BAISSER SES EXIGENCES, PRENDRE LE PREMIER OU LA PREMIÈRE QU’ON A SOUS LA MAIN POUR RÉPONDRE À DES BESOINS AFFECTIFS ET APAISER NOTRE ANGOISSE » 

La jeune femme a vécu plusieurs semaines dans l’illusion. « Comme il ne passe rien dans ma vie en ce moment, je me suis dit “accroche toi, c’est le bon”, en me laissant prendre au jeu. Je cherchais à instaurer quelque chose de nouveau dans ce quotidien de boulot-dodo. J’avais besoin de ressentir quelque chose, parce qu’avec le Covid, j’ai l’impression qu’on ne ressent plus », déplore-t-elle.  

Lire aussi >>  Célibat, rencontres, relations naissantes : comment le Covid-19 réorganise nos vies sentimentales

Combler à tout prix ce besoin n’amène qu’à des « grosses déceptions », assure Véronique Kohn, qui peuvent rouvrir des plaies du passé, tels que l’abandon ou la trahison. En tout cas, Sophie l’affirme : après cette douche froide, on ne l’y prendra plus. « Je me suis rendue compte que si je l’avais croisé dans la rue, je ne me serais même pas retournée. En temps normal, je n’aurais jamais agi de la sorte. » 

« SE DÉCONNECTER DU BUT » 

En 2021, alors que tout semble s’effondrer, et que le couple apparait comme un des rares objectif réalisable, comment réussir à ne pas apocalypser ? « Il faut essayer de se déconnecter du but afin d’apprécier la personne pour ce qu’elle est réellement et non pour ce qu’elle représente. Surtout, il faut être honnête avec soi-même, s’écouter et s’interroger sur ce qu’on souhaite », conseille la spécialiste.  

Dernière recommandation, et pas des moindres :  il faudrait essayer de déconstruire les stéréotypes liés au couple. Non, le couple n’est pas toujours ce havre de paix et d’épanouissement qu’on nous vend. Être en couple n’adoucira pas nécessairement un quotidien rempli de promenade à 2km du domicile et d’apéro zoom. « Cette pensée est contre-productive. À deux, on peut être plus en danger que tout seul. Il y a tellement de conflits, de désordres, de divorces, de séparations… C’est souvent chaotique », conclut Véronique Khon.  

* Le prénom a été modifié. 

 

Je voulais prendre la température » : ces ex qui reviennent à la charge en temps de Covid-19 sur Yahoo.fr

Lien pour lire l’article sur yahoo.frhttps://fr.style.yahoo.com/ces-ex-qui-reviennent-a-la-charge-en-temps-de-covid-19-111421158.html?guccounter=1

 

Surveillez vos mails et vos DM sur Instagram. Il se pourrait qu’un ex cherche à vous contacter. Si ce n’est pas déjà fait. Depuis les débuts de la pandémie de coronavirus, beaucoup replongent dans leurs (tendres) souvenirs et tentent de renouer avec un partenaire mis “au frigo”.

Quelques heures après le Nouvel An, Sybille* reçoit une demande d’ami sur Facebook : un ex souhaite prendre de ses nouvelles. Mais très rapidement dans la conversation, une question très personnelle vient sur le tapis : “Il m’a demandé si j’étais toujours avec mon copain. Et ce, seulement après avoir échangé quelques mots, sans aucune transition”. Une approche peu fine aux yeux de la trentenaire, qui n’a vraiment pas la tête à la confidence : “L’homme que j’aime venait de me quitter durant le confinement de novembre, j’étais encore très triste, et le fait que cet ancien ex me recontacte est venu remuer le couteau dans la plaie. Ce n’était pas de lui dont j’aurais aimé recevoir un signe”.

Chaque année, au moment des fêtes, de nombreuses personnes recontactent un ancien partenaire. Selon une étude menée par le site de rencontres eHarmony, 1 personne sur 10 (11% sur 4 054 sondés) reçoit des nouvelles de son ex au cours des vacances de Noël. Ce phénomène porte même un nom : le “marleying”, en référence à Jacob Marley, personnage du Conte de Noël de Charles Dickens, dont le fantôme réapparaît au moment du réveillon. Mais cette année, ce grand “come-back” des ex a été d’autant plus observé que nous traversons une crise sanitaire qui bouleverse notre quotidien. “Il y a une ambiance pas très chaleureuse et insécurisante au possible. On peut sentir une forme d’isolement, et avoir l’impression que le futur est bouché. Il est alors tentant de se tourner vers le passé, de retrouver un lien dans lequel on s’est senti en sécurité”, explique la spécialiste des relations amoureuses Véronique Kohn. Et certains n’ont pas attendu les fêtes pour le faire…

Durant le confinement strict, j’ai fait une sorte de remise en question de ma vie privée et professionnelle. Je voulais savoir ce que mon ex devenait et où elle en était.

Sophia*, qui a rompu au mois de février 2020 n’a pas pu s’empêcher de relancer celui qu’elle aimait toujours, lors des premiers jours de confinement : “Je n’avais rien à faire pour m’occuper l’esprit, je repensais donc tout le temps à cette rupture et il me manquait. Sans le confinement, je pense que j’aurais réussi à faire silence radio”. Carlos*, quadragénaire parisien, a lui aussi réécrit à son ex-compagne à la même période dans une toute autre optique : “Je ne dirais pas que j’ai eu envie de retourner avec elle non, mais juste de prendre la température”, avoue-t-il. Comme lui, beaucoup préfèrent actuellement avoir des rapports sexuels avec une personne de leur entourage pré-Covid.

Une enquête Ifop menée en juin 2020 pour le site Pornhub montre que 25% des personnes ont eu une relation sexuelle avec un ex, ou un partenaire régulier qu’ils fréquentaient déjà avant le confinement. En cause, selon François Kraus – directeur du pôle Genre, sexualités et santé sexuelle à l’Ifop – la difficulté de faire de nouvelles rencontres, mais aussi un désir plus large de sécurité affective et sexuelle.

Retour en pleine pandémie, un timing pas anodin

Derrière l’envie d’intimité de Carlos se cachait aussi une forme de nostalgie de sa relation : “Durant le confinement strict, j’ai fait une sorte de remise en question de ma vie privée et professionnelle. Je voulais savoir ce que mon ex devenait et où elle en était”, tente d’expliquer celui qui explique avoir ressenti des émotions complexes à ce moment-là. “L’esprit a horreur du vide. Les personnes qui se retrouvent face à l’arrêt de leur activité peuvent alors en profiter pour se recentrer, repenser le lien d’avant ou encore faire un bilan de leur vie”, décrypte Véronique Kohn. Pas sûr cependant que leur initiative de reprise de contact soit toujours bien perçue par le ou la destinataire…

J’ai juste eu l’impression d’être un bouche-trou de confinement. Je l’ai trouvé complètement gonflé !

Au beau milieu du mois de mars, Lara, 33 ans, reçoit un message de son ex, un homme qui lui avait brisé le cœur cinq ans plus tôt. “Il m’a expliqué qu’il avait pris le temps de penser à sa vie et à celle que l’on aurait pu avoir ensemble”. Mais loin de se laisser attendrir, la jeune femme a très mal pris ce retour, jugeant le “timing peu sincère” : “J’ai juste eu l’impression d’être un bouche-trou de confinement. Je l’ai trouvé complètement gonflé !”. Sa réponse fut donc sans appel : “Je lui ai dit que j’avais fait le deuil de notre relation et que je ne l’accompagnerais pas pour faire le sien”.

Gare aux interprétations hâtives

S’il est tentant comme Lara* d’envoyer sur les roses un ex par lequel on se sent utilisé, Véronique Kohn tempère : “Il faut voir au cas par cas, mais on ne peut pas tout de suite affirmer qu’une personne revient uniquement par ennui. C’est une projection liée à la souffrance du deuil amoureux. La relation a pu par exemple être inachevée, donc suspendue dans les airs”.

Le mieux à faire si la personne que l’on aime encore refait surface dans cette période trouble de pandémie ? Selon la spécialiste, il faut “tâcher de rester dans la légèreté : on change avec le temps, alors il est bien de laisser venir, d’être dans le plaisir de retrouver quelqu’un qu’on a aimé. Et puis au fil de la discussion, tenter de savoir où elle en est, si des choses ont changé en elle et ce qui la motive à revenir. En bref, ‘ne pas projeter dans le futur les ressentiments du passé’”.

*Les prénoms des témoins ont été modifiés par souci d’anonymat.

Interview sur ma biographie amoureuse en audio

Article sur Cosmopolitan : « Comment le plan dodo détrône le plan cul ? »

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ce n’est pas de sexe dont vous avez besoin, mais de tendresse. Sans entrer dans une relation amoureuse, sans engagement, sans tout ce qu’il y a autour. Le plan dodo est alors fait pour vous. Comment assouvir son besoin en câlins avec la bonne personne ?

Faire une rencontre. Pas pour trouver l’amour, ni pour du sexe. Mais pour de la tendresse. Plus précisément, pour des câlins et pour dormir avec. C’est le plan dodo.

Un site de rencontre s’est même spécialisé dans la mise en contact de personnes pour un plan dodo, Hugmify. En passant par une appli ou non, trouver un plan de co-dormage semble attrayant sur le papier. Mais en pratique, en quoi cela consiste-t-il ?

Pourquoi prendre un plan dodo ?

« Le plan dodo fait son apparition dans nos vies parce qu’il est mis en avant par les sites de rencontre, et les réseaux sociaux. Il est devenu accessible pour tous, explique Véronique Kohn, psychologue spécialiste des relations amoureuses. Surtout, avoir besoin d’affection, le demander et demander seulement cela est entrer dans les mœurs : ce n’est plus considéré comme quelque chose de honteux ».

Le plan dodo est souvent temporaire. La principale raison est simplement « une pénurie de contact, de tendresse, de câlin », assure Véronique Kohn. Certaines personnes gèrent mieux que d’autres un passage à vide de ce genre d’attentions.

« Il peut servir à passer l’hiver par exemple », note-t-elle. Cette saison met davantage les personnes face à leur solitude et leur envie de rencontre. Le froid, les journées plus courtes, la difficulté à faire des rencontres, les fêtes de fin d’année et un plus grand recours au cocooning qu’au verre en terrasse sont autant de justifications.

« Ce peut aussi être très rassurant d’aller chercher de la tendresse, sans avoir besoin de coucher tout de suite, d’être considérée comme un objet sexuel », analyse aussi Véronique Kohn. Pour elle, cette raison concerne majoritairement les femmes, qui par peur de se faire avoir, préfèrent avoir recours à une pratique où il y aurait moins de prédateurs, où elles ont moins besoin d’être dans la vigilance. Elles sont claires sur leurs intentions : pas de sexe.

Claire ? Sur la volonté de n’avoir aucune pression sur le plan sexuel, oui. Cependant, selon la psychologue, certaines et certains peuvent faire appel à un plan dodo dans l’espoir de nouer une relation amoureuse sur le moyen ou long terme. Y aller doucement en voyant si ça colle sur le plan de la tendresse peut être un moyen de trouver « le prince charmant » ou « la femme idéale », car encore aujourd’hui « de nombreuses personnes y aspirent toujours ». Mais il s’agit là surement de la moins bonne des raisons de faire appel à un co-dormage.

Avec qui faire un plan dodo ?

A priori, quand vous vous engagez dans un plan dodo, vous êtes assez convaincue que vous en avez besoin, ou envie. La plus grande difficulté va être de trouver une compatibilité avec votre partenaire.

« Les caresses verbales et physiques sont des signes de reconnaissance positive. Selon les théories de l’attachement, elles sont indispensables pour la croissance du petit en devenir. Si on le prive, il peut avoir des troubles du comportement, de l’évolution, de l’attachement. Ainsi, adulte, on garde des empreintes du remplissage des besoins en calinage, en enveloppement, en sécurité », détaille Véronique Kohn.

 

Le plan dodo peut ainsi être là pour combler un manque ancré en soi, parce qu’on a développé une forme d’addiction aux câlins ou parce qu’on a besoin de cet effet relaxant ou encore de cette reconnaissance. En effet, un geste affectif active la sécrétion d’ocytocine. Aussi appelée « hormone du bonheur« , elle « détermine notre capacité à nous attacher, à aimer, à nous calmer et à nous détendre.

Pour trouver le bon partenaire, encore faut-il connaitre ses besoins. Un petit bilan s’impose. Êtes-vous plutôt team collé pendant des heures ou besoin d’un peu de tendresse ? Team étreinte dans les bras ou petites gratouilles ? Team regardons un film en silence ou besoin d’avoir et de faire des compliments ?

Tout cela, c’est pour la partie éveillée. Et pour dormir ? « Dormir avec une personne, si ça se passe bien, cela s’avère très reposant, relaxant, car cela renvoie à la sécurité, à la protection : je me sens protégée dans ses bras, je dors mieux que si je suis agitée par ma solitude », explique Véronique Kohn.

 

En même temps, on peut très bien trouver des personnes avec qui on dort très mal. Vous avez envie de vous mettre dans ses bras et elle seule dans son coin ? Un sentiment de rejet vous envahit dans la nuit.

« Certaines personnes, au niveau énergétique, qui vont dégager des activations du système nerveux : des personnes agitées (sans compter les mouvements dérangeants), nerveuses vont le transmettre à la personne à côté d’elles », souligne également la psychologue.

Ainsi, vous ne pourrez pas faire passer un entretien à l’autre avant d’avoir essayé. Permettez-vous cependant une phase de test avant de promettre une nouvelle nuit. 

Quelles règles pour un plan dodo ?

Pour que ce plan dodo rendent heureux, les deux partenaires (ou plus) doivent être d’accord sur le préambule de base. « C’est un peu comme des colocataires, ils ne sont pas là pour glisser vers une relation amoureuse, ils ne sont pas là pour du sexe, ils sont là pour vivre ensemble. Ici, ils sont là pour des câlins et dormir », insiste Véronique Kohn.

Il est ainsi essentiel d’être honnête sur la raison pour laquelle on fait appel à un plan dodo. Honnête avec l’autre, mais surtout avec soi-même. « Mieux vaut partir sur le postulat qu’on ne couche pas ensemble, que de toute façon, cela n’aboutira pas à de la sexualité », prévient Véronique Kohn. Si la relation évolue, il sera toujours temps de se reposer la question.

Il faut ensuite être clair sur ses limites et ses besoins. A-t-on un seul plan dodo ou plusieurs ? A-t-on une idée du temps que cela va durer ? De quelle disponibilité de la part de l’autre a-t-on besoin ?

Pour le reste, à chacun de fixer ses critères. « Si on est honnête, le physique compte : on ne met pas n’importe qui dans son lit », suggère par exemple Véronique Kohn. Un homme séduisant, une femme qui partage vos centres d’intérêts, une personne avec qui partager des activités autre qu’une nuit passée ensemble : ce sera à vous de composer pour trouver non pas un partenaire par défaut, mais le bon plan dodo.

Lien vers l’article sur Cosmopolitan

https://www.cosmopolitan.fr/plan-dodo,2039262.asp

Article sur Cosmopolitan : « Comment sortir des schémas répétitifs en amour? »

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les schémas répétitifs en amour sont souvent à l’origine des échecs sentimentaux successifs. Très insidieux, ils sont le fruit de décisions inconscientes prises dès l’enfance. Pour les éliminer, il est souvent nécessaire de replonger dans ses souvenirs, parfois à l’aide d’une thérapie.

Toutes vos histoires d’amour finissent mal sans que vous ne compreniez pourquoi ? La multiplication des échecs amoureux peut être le signe de l’existence d’un schéma répétitif en amour. Si vous avez vécu plusieurs relations sentimentales, qui se sont toutes soldées par des échecs pour plus ou moins les mêmes raisons, vous êtes peut-être victime d’un schéma de répétition.

Quels sont les indices d’un schéma répétitif en amour ?

Un schéma répétitif en amour est « un scénario plutôt tragique qui se répète », décrit Véronique Kohn, psychologue et spécialiste des relations amoureuses. S’il existe, bien entendu des situations répétitives gagnantes, elles sont plutôt rares. Ces scénarios qui se reproduisent inlassablement se traduisent par le choix inconscient des mêmes partenaires. « Pas mal de mes patients ont tendance à toujours s’attacher à des personnes toxiques, aux bad boys, à des personnes très brillantes ou maltraitantes, par exemple », affirme la spécialiste.

 

Au-delà du choix du partenaire, ce schéma de répétition peut être le résultat d’un comportement que vous adoptez durant chacune de vos relations, encore une fois sans vous en apercevoir. « Un schéma répétitif peut être engendré par un manque de confiance en vous, qui entraîne un manque de confiance en votre partenaire. Cela peut aussi être lié à une tendance à se suradapter à l’amoureux en risquant de s’oublier », explique la psychologue.  

Ces schémas sont souvent source de chagrin d’amour, et ça « même si on tente de minimiser la souffrance qu’ils provoquent en nous », prévient Véronique Kohn. Et même si le prétendant change de visage, les traits de caractères ou les comportements adoptés durant la relation, restent insidieusement les mêmes.

Tenter de déloger ces schémas de répétition peut s’avérer compliqué. Pour cause, ils ne sont pas intellectualisés. Au contraire, ils sont ancrés de façon totalement inconsciente dans l’esprit.

Reproduire les mêmes erreurs en amour : ce n’est pas votre faute

Une situation amoureuse qui se répète plusieurs fois n’est pas le fruit du hasard puisqu’elle est généralement étroitement liée à l’enfance. « Les schémas répétitifs en amour prennent racine avant l’âge de six ans, à partir des blessures ou des traumatismes de l’enfance », indique Véronique Kohn. Chaque enfant prend des décisions différentes en fonction de ce qu’il vit. « Cette résolution est généralement prise face à une situation d’impuissance, où on ne peut ni fuir ni attaquer », explique la psychologue. Si l’enfant fait face à un parent maltraitant, il peut par exemple prendre la décision de ne mériter que ça. Une fois adulte, il ne se dirigera que vers des partenaires toxiques.

Plus précisément, le fait de sans cesse revivre la même situation amoureuse est lié au complexe d’Œdipe. Autrement dit, le fantasme qu’on se fait du parent du sexe opposé nous aiguille inconsciemment dans notre choix de partenaire. « Le complexe d’Œdipe, c’est une généralisation faite à partir de la relation qu’on a avec le parent du sexe opposé », résume Véronique Kohn.

 

Par exemple, « dans le cas où une petite fille a un père charismatique qu’elle voit comme le pilier de la sécurité de la famille, elle peut développer une vision idéalisée du père en l’admirant excessivement. Une fois adulte, elle peut tendre vers des choix de partenaires brillants, au risque de se dévaloriser », explique la psychologue.

L’inverse est également possible, si une petite fille a un père négligent, voire toxique, elle peut se créer une vision de l’homme désidéalisée, en développant une méfiance vis-à-vis des hommes. À terme, le manque de confiance qu’elle accorde à ses partenaires mène à l’échec de la relation. C’est également valable pour un petit garçon et la relation qu’il a avec sa mère.

 

Prendre conscience des schémas répétitifs amoureux pour s’en extraire

Conscientiser son schéma répétitif amoureux est primordial et commence par un état des lieux de votre vie sentimentale :combien ai-je eu de partenaires amoureux ? Quels sont leurs points communs ? Et pourquoi toutes ces relations se sont terminées ? Se poser ces trois questions permet d’identifier les potentielles similitudes à l’origine d’un schéma de répétition.

Ces schémas sont inconscients et donc très difficiles à identifier seul.e. Faire cet état des lieux permet de prendre un peu de hauteur en conscientisant les possibles répétitions. Si vous constatez trop de ressemblances entre les ex-partenaires ou sur les raisons des ruptures, « ça veut dire que vous vous resservez le même plat, même en changeant de partenaire et qu’il faut vous poser des questions », alerte la psychologue.

 

Le fait de toujours remettre la faute sur vos ex-partenaires doit également vous alerter. Alors, oui, c’est bien entendu possible de subir la malhonnêteté, la tromperie ou la toxicité de son partenaire à plusieurs reprises, mais ce n’est pas toujours le cas. « Si j’ai toujours l’impression que c’est l’autre qui dysfonctionne dans toutes mes relations, c’est peut-être moi qui ai un problème », indique Véronique Kohn.

Une fois le schéma de répétition conscientisé, « il faut replonger dans votre enfance pour tenter de comprendre quelle décision a donné naissance à ces schémas répétitifs », explique la psychologue. En clair, si vous remarquez que vous avez un penchant pour les personnes maltraitantes, aussi bien physiquement que moralement, par exemple, demandez-vous si vous ne l’avez pas été durant votre enfance. Si vous vous rendez compte que vous ne faites jamais confiance à vos partenaires et que ça mène à la rupture, tentez de plonger dans l’image que vous avez de votre parent du sexe opposé.

« Il est nécessaire de revenir dans l’enfance pour comprendre quelle décision a engendré ces schémas répétitifs amoureux », conclue la psychologue. Pour vous aider à vous émanciper de ces choix, vous pouvez tenter d’en parler à un.e ami.e en lui demandant de lever le « red flag » dès que vous tombez sur une personne non appropriée pour vous. Vous pouvez aussi, petit à petit, donner leur chance à des profils différents de ceux que vous aimez habituellement.

Dans le cas où, malgré vos efforts, vous ne réussissez pas à vous plonger dans vos souvenirs d’enfance pour casser ces schémas répétitifs, le mieux est d’envisager l’accompagnement d’un.e thérapeute.

Lire l’article sur Cosmopolitan : https://www.cosmopolitan.fr/schema-repetitif-en-amour,2039055.asp?fbclid=IwAR3SCFmbWSXtpp9G5LISRk0qG4LvUSomTcStlU9tRl8BsPQ4ytmjxhCoAZU

« Comment savoir si on est (toujours) amoureux? » article publié sur auféminin.com

Voici le lien de l’article publié sur auféminin.com :

https://www.aufeminin.com/vie-de-couple/comment-savoir-si-on-est-amoureux-s4018037.html

 

par Adèle Breau pour auféminin.com

Qu’il soit apparu il y a quelques heures ou des décennies, le mystère de l’amour qu’on porte à un autre être ne cesse de nous interroger. Est-on vraiment amoureux ? L’est-on toujours ? Et si on désire moins, peut-on encore parler d’amour ? Plongée en love story.

S’il est un sujet qui traverse les époques, les bouleversements sociétaux et les frontières, bref, s’il en est un qui unit les Hommes à travers l’espace et le temps, c’est bien celui de l’amour. Qu’on l’expérimente à l’âge du premier baiser, qu’on le découvre alors qu’on ne l’attendait plus, qu’on s’interroge sur son rôle dans le couple, sa capacité à renaître ou la place qu’il occupe dans le large éventail de nos sentiments, la question du ressenti amoureux subsiste. Quels sont les signes qui « prouvent » qu’on est amoureux ? Comment ne pas confondre cet état avec d’autres sentiments ? Peut-on être amoureux toute sa vie ? Nous avons interrogé Véronique Kohn, psychologue et psychothérapeute, spécialiste des relations amoureuses, afin d’y voir plus clair.

L’amour dans le temps

 

Si l’amour a toujours existé (et notamment l’amour maternel, par exemple), celui de l’amour dans le couple n’a pas toujours été induit. Au temps des Cro-Magnons et jusqu’à il y a peu, être amoureux pour se reproduire n’était pas un sujet. Longtemps, les mariages ont été organisés par papa-maman, on se mettait à la colle pour arranger financièrement deux familles, agrandir les terres ou faire de beaux héritiers. Et personne, et surtout pas les femmes, n’avait son mot à dire. Alors, tomber sur « la bonne personne », vivre une histoire passionnelle avec elle, ça relevait du coup de bol, comme nous l’explique Véronique Kohn. « Avant le 19e siècle, on ne rêvait pas d’amour romantique. Ca n’était pas au goût du jour. On ne se posait pas la question. L’amour a toujours existé entre les êtres mais ça n’était pas dogmatique, on ne se choisissait pas. »
Aujourd’hui, et c’est tant mieux, le mariage, pas plus que le fait de fonder une famille, n’est plus une injonction sociétale ni un objectif de vie. En revanche, tomber amoureux d’un homme, d’une femme, de plusieurs personnes à la fois, et vivre cet amour de manière « traditionnelle » ou à distance, de façon régulière ou intermittente, demeure un fantasme entretenu par les fictions, certes, mais aussi par le besoin d’expérimenter ce grand mystère dont parlent ceux qui l’ont expérimenté des étoiles dans les yeux.

Les signes qui montrent qu’on est amoureux

Coup de foudre ou amour qui s’épanouit, les débuts de la rencontre amoureuse sont synonymes de bien des bouleversements physiques communs aux personnes qui « tombent » littéralement en amour. Si l’on parle de « tomber », c’est parce qu’un effet de lâcher-prise total envahit les hommes et femmes touchés par la flèche de Cupidon, comme une douce ivresse qui les ferait appréhender l’Autre mais aussi leur environnement habituel sous un filtre cotonneux. Cœur qui bat la chamade à l’approche de l’être aimé, légères palpitations (les fameux « papillons dans le ventre »), impression d’une énergie déployée, tremblements…, lorsqu’on est amoureux, le corps envoie des signaux que la tête ne peut ignorer. D’autant que, bien souvent, celle-ci est alors entièrement occupée à gérer le sujet, laissant peu de place à d’autres préoccupations, au grand dam, souvent, du malheureux entourage de l’amoureux, délaissé pour un temps. « Le coup de foudre, c’est à la fois mental et hormonal. Et puis, il y a un désir de fusion chez les êtres humains, de se compléter avec l’Autre depuis le mythe de Platon. La projection mentale contribue à l’émotionnel qui contribue aux sensations, au désir. Tout ça joue ensemble comme une partition », explique Véronique Kohn.

L’Autre accapare alors nos pensées et devient une priorité. Impossible de confondre ce sentiment avec une amitié, fût-elle amoureuse, tant les sensations des premiers temps de la cristallisation de l’amour sont particuliers. Le nom de l’être aimé revient à tout bout de champs, c’est fou comme on aime parler de lui, et comme chaque discussion nous semble matcher avec notre sujet de conversation préféré. Et, si autrefois, on trainait sous les fenêtres de l’élu de notre cœur, ou qu’on refaisait cent fois le tour de son pâté de maison pour tomber sur lui « par hasard », aujourd’hui, on squatte ses réseaux sociaux. Bref, le filtre amoureux fait son œuvre et tous les petits riens ordinaires de notre quotidien devient alors extraordinaires. On comprend que ce miracle gratos bien plus sain et accessible qu’une plaquette de pilules du bonheur suscite des convoitises. Au point que certains, plus amoureux de l’état que de l’être en face, aiment se convaincre qu’ils sont amoureux. Sans que ce soit forcément vrai…

Les signes qui montrent qu’on n’est pas amoureux

« On est souvent amoureux de notre état amoureux. L’Autre n’existe alors pas vraiment en tant qu’individu. Il est support de notre état amoureux pour nous faire vibrer mais en fait, on se fait un film. L’état amoureux est une sorte de drogue. Il y a des tas de personnes qui ne supportent pas de passer de l’état amoureux à l’amour, à un attachement un peu plus tiède, davantage dans le soutien, le besoin de sécurité. Ceux-là vont sans cesse changer de partenaire pour se sentir vibrer », explique l’experte. Ces amoureux de l’amour, incapables de passer de l’amour passion à l’amour « de tous les jours », partent souvent sans prévenir, dès lors que le quotidien, l’arrivée d’un enfant ou la fuite du désir des premiers temps s’installent.
D’autres confondent état amoureux et dépendance. Souffrance et émotions. Pour eux, une relation de couple ne peut qu’être synonyme de jalousie, de colère, de peur panique de perdre l’autre. Pour eux, les fameux papillons ne peuvent s’apparenter qu’à la douleur de l’incertitude. Mais si raison et sentiments font souvent mauvais ménage, il faut prendre le temps d’analyser et de mesurer le bonheur, la confiance et le plaisir que nous apportent notre histoire. Car l’amour (et même la passion, pas forcément négative) reste un sentiment positif, une chance incroyable qui épanouit les êtres, et pas un sentiment qui éloigne des autres et de soi-même. Véronique Kohn reçoit dans son cabinet bien des êtres en proie à la dépendance affective, incapables de se passer de cette transe passionnelle qui n’a plus grand chose avec l’amour et les mine. Lorsque, à chaque nouvelle rencontre, on a tendance à aller toujours vers ce type d’histoire, et à ne jamais être capable de passer à l’amour confiance, il est bon de faire un travail sur soi, au risque de ne jamais connaître ce sentiment merveilleux qui occupe tant les esprits. Le choix peut alors être d’envisager la rupture, aussi douloureuse soit-elle, pour se défaire de cet ersatz d’amour qui empêche, et permettre d’autres rencontres plus vertueuses.

L’Amour s’est-il enfui ?

« Les études disent que l’état amoureux ne dure qu’entre un an et un an et demie, explique l’experte. Mais de mon point de vue, ça n’est pas tout à fait vrai. L’amour agapê, ou amour tendresse, est une forme d’amour, un attachement important. Parfois, c’est même plus intéressant que l’état amoureux, qui est plus projectif. Et puis, on peut entretenir cet état amoureux en faisant en sorte de n’être jamais vraiment acquis. Ceux qui font beaucoup l’amour entretiennent cet état plus longtemps. Admirer son partenaire, c’est aussi un bon moyen d’entretenir l’état amoureux. L’admiration, c’est l’envie de posséder. Que l’autre soit toujours avec nous, à nos côtés. Même s’il y a des choses imparfaites, l’Autre nous manque quand il n’est pas là. En revanche, lorsque l’Autre ne nous manque pas ou plus, c’est qu’on n’est plus dans l’état amoureux. »

Mais aujourd’hui, pour beaucoup, ne plus être dans l’état amoureux des débuts signifie bien souvent « ne plus aimer ». Cela arrive évidemment, et il faut alors composer avec cette réalité et envisager la rupture qui permettra de rencontrer à nouveau cet état, car la vie est longue et les amours peuvent être multiples. Mais on a souvent tendance à associer l’envol des papillons avec l’installation d’un amour différent. « Quand elles pensent n’être plus qu’’attachées’, les personnes se posent des questions et se disent qu’elles doivent forcément se quitter. Mais il y vraiment a une confusion dans les niveaux d’amour », observe la psy. Qui ajoute : « Il faut prendre le temps de bien s’interroger. » Pour savoir si on est déjà, encore ou plus amoureux. En gardant toujours à l’esprit qu’on a vu souvent rejaillir le feu d’un ancien volcan qu’on croyait trop vieux.

Voir aussi : Surnoms amoureux dans le couple, que signifient-ils ?

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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