Confidence pour confidence, ce mois-ci je remarque que je vais bien ! (et c’était pas gagné si vous avez suivi les aventures du mois dernier où je relatais qu’un de mes partenaires m’avait quittée.)

En passant, merci à vous, toutes et tous  qui m’avez adressés des messages de sympathie et de soutien, c’était vraiment chou de votre part.

Ceci dit, ce n’était pas mon partenaire principal mais tout de même, « un de perdu, un de perdu, » c’est étrange comme certains imaginent que les polyamoureux ne souffrent pas lorsqu’ils perdent un partenaire parce qu’il y a tous les autres, soi-disant qui jouent les remplaçants, et bien non pas du tout ! Chaque histoire d’amour est unique, singulière et précieuse.

Je me demandais comment je faisais pour aller aussi bien alors que c’est l’hiver, qu’auparavant quand je subissais une rupture, je sentais le manque, à chaque fois je me disais qu’il était irremplaçable, qu’il n’y en aura plus jamais un de cette trempe, etc etc..vous savez très bien, pour tous ceux qui ont eu des ruptures, ô combien nous avons tendance à ne garder en mémoire que les bons souvenirs ..

Alors, pourquoi je vais bien ? Je me suis questionnée là dessus.

En fait, j’ai moins d’attentes vis à vis de la relation.

Ça se passe exactement comme je veux, chouette ! Je profite à fond, ça ne passe pas comme je veux, je me sens agacée ou triste mais cet agacement ne reste pas longtemps, surtout quand je compare à d’autres moments où j’étais crispée par la jalousie, la frustration, le manque.

Dans un premier temps, j’ai cru que c’était mieux en ce moment parce qu’enfin j’avais su trouver un équilibre entre mes temps de solitude appréciable et les moments à deux.

Mais dans un deuxième temps, mon compagnon qui s’est formé aux mêmes approches que moi, me faisait remarquer qu’un système nerveux régulé permet justement de mieux gérer les hauts et les bas.

Alors qu’est-ce qu’un sytème nerveux régulé ? C’est un système dont la stabilité s’est amélioré et qui permet de gérer des émotions et des situations plus intenses. 

Comment j’ai régulé ?
En prenant davantage soin de moi, en mettant l’accent sur des ressources et en désactivant mon driver « fais des efforts », en élaguant pas mal de choses dans l’agenda, en veillant à laisser plus de place à ce qui me fait du bien, ce qui me ressource. Pas si simple, j’ai du lâcher pas mal de peurs et d’habitudes avant d’élaguer.

 

Et c’est le fait de faire plus que ce que j’aime et moins ce qui me contraint qui réorganise mon système nerveux, et qui me crée cette impression d’avoir moins d’attentes. Je n’ai pas pris des cours pour lâcher prise, ça ne marche pas, quand on s’occupe de réguler sa physiologie ça se fait tout seul et c’est ce que j’avais envie de vous témoigner.

 

 

Le nombre de femmes ou d’hommes affectés que je reçois qui sont terriblement tristes dans les moments de ruptures, qui vivent le manque comme une drogue c’est incroyable, je comprends car je suis passée par là, mais c’est en attaquant le problème par un autre angle que ça s’est arrangéSe focaliser spécifiquement sur l’histoire amoureuse est une erreur, il faut voir globalement comment ça va dans la vie, au fond c’est très stoïcien.

Epictète disait il y a fort longtemps : il y a des choses qui dépendent de nous et d’autres qui ne dépendent pas de nous.

C’est donc en agissant sur ce qui dépend de nous, c’est pour cela que je mets toujours l’accent sur notre enfant blessé pour apprendre à y prendre soin !